DAVID ÉTOUFFE UN OURS
vid est un homme de structure athlétique, sans autre vêtement qu’une draperie qui lui passe des épaules sur les reins. Il a saisi entre ses deux bras le cou de l’ours, qui est debout et lui mord le haut de
(1) WAAGEN : Treasures. IV, 180.
la jambe. Aux pieds de David est couché un agneau égorgé. A droite, son troupeau ; à gauche, un lion mort.
D’après Smith, une composition identique avec de légères variantes fut vendue dans la collection Altimera, en 1827, au prix de 170 guinées. Le tableau était peint sur toile et mesurait 224 c. en hauteur et 264 en largeur. « La composition et le dessin, dit cet auteur, sont pleins d’énergie et de caractère, le coloris est frais et brillant. Il est probable que l’artiste a emprunté le sujet à une pierre antique. Le paysage est de Wildens, les animaux sont de Snyders. « (1)
Rubens a, en réalité, emprunté presqu’entièrement cette composition à la peinture murale de Jules Romain, dans le palais del Te, à Mantoue, où, dans la salle de David, le même sujet est traité de la même manière.
Gravure : V. S. 45, Guill. Panneels.
La Lutte de David contre l’ours formait le sujet d’un des huit tableaux que, selon Pacheco, Rubens apporta en Espagne, en 1628. Il doit avoir disparu de bonne heure, car il n’est signalé dans aucun des inventaires royaux. (Voir notre n° 108).
David coupant la tête de Goliath.
Sujet d’un des plafonds de l’église des Jésuites, à Anvers (Voir n° 5).
Le même sujet a été gravé par N. Muxel pour la galerie de Leuchtenberg (V. S. 47). Suivant le catalogue de cette galerie (Munich i83o et 1841), le tableau, peint sur toile, mesurait 3 pieds g pouces en hauteur et 3 pieds en largeur.
L’Onction de David.
Le catalogue de Voorhelm Schneevoogt cite, sous le n° 5o, une estampe de Car. Baroni a Mantua, datée de 1765. Cet auteur lui donne le titre de YOnction de David ou de Saiil ; le graveur en attribua la composition à Rubens. En réalité, il s’agit du tableau de Corneille de Vos, YOnction de Salomon, que possède le musée impérial de Vienne, n° i36g. Le vrai titre de cette composition, qui naguère était mentionnée sous le nom de Baptême de Clovis, nous est fourni par Corneille de Vos (2). Celui-ci fit présent à son beau-frère
(1) SMITH : Catalogue. II, 900.
(2) F. J. Van den Branden : Op cit. 642, 679.
François Snyders, non pas du tableau de Vienne, mais d’une répétition,
dans laquelle il ajouta un grand nombre de figures à la composition primitive et qui était destinée à orner le dessus de la cheminée du grand peintre
d’animaux. Cette dernière toile fut léguée par Snyders à la veuve de Corneille de Vos ; actuellement elle nous appartient. Si le tableau de Vienne avait
effectivement appartenu à Snyders, mort en 1657, l’archiduc Léopold-Guillaume, parti des Pays-Bas en i656, n’aurait pu l’emporter à Vienne.