II. SACRIFICE D'ABRAHAM
Jadis à l'église des Jésuites à Anvers Pièce octogone.
E patriarche lève la main droite pour porter le coup fatal à son fils dont il tient la tête de la main gauche et qui, les yeux bandés, est lié sur le bûcher. Un ange descendant du ciel, les ailes déployées, les draperies flottantes au vent, arrête la main prête à frapper. Abraham tourne la tête pour voir qui le retient et aperçoit l'ange. Dans le bas, à gauche, on remarque, dans les broussailles, le bélier qui prendra la place d'Isaac.
Le tableau présente des analogies assez frappantes avec le plafond du Titien consacré au même sujet, dans la sacristie de l'église Santa Maria délia Salute, à Venise, pour que l'on puisse admettre que Rubens se soit inspiré de cette œuvre.
Gravures: J. De Wit ; V. S. 10, J. Punt, 1747.
La gravure de Punt porte l'inscription J. de Wit delineavit aq. fort. J. Punt scidpsit, 1747. Le dernier graveur s'est contenté de pousser plus loin les travaux du premier sur le même cuivre. Le musée Plantin-Moretus possède un exemplaire de l'eau-forte de J. De Wit. Celle-ci n'est pas mentionnée par Voorhelm Schneevoogt.
(Voir planche 8, II.)
iiB«. SACRIFICE D'ABRAHAM.
Esquisse du tableau précédent.
Paris. Musée du Louvre, Salle Lacaze, loi.
Panneau. H. 5o, L. 65.
BRAHAM est vêtu dc rouge ; une draperie bleue se trouve par terre ; l'ange porte une draperie jaune. L'esquisse présente quelques différences avec le tableau gravé ; elle est carrée tandis que la peinture terminée était octogone; elle a un arbre noueux, à gauche, dont on ne voit dans la gravure que quelques branches.
La différence entre la forme carrée et octogone n'a pas d'importance :
Rubens ayant laissé les quatre coins de l'esquisse vides. La même différence se remarque entre les autres esquisses et les tableaux octogones de la même suite. Photographie : Ad. Braun.