LA MADONE
(L'enfant debout entoure dti bras le cou de sa mère.)
Panneau. H. i32, L. 91,5 (environ).
'enfant Jésus est debout sur les genoux de sa mère. Il porte une main sur le sein découvert, l'autre au cou de Marie. Une des mains de la Vierge entoure la taille de l'enfant, l'autre touche son pied. Voici comment Waagen décrivit le tableau, en 1854, lorsqu'il se trouvait dans la collection de M. Richard Forster:
(i) Smith : Catalogue. II, 836.
(2) Waagen : Treasures. III, 126.
" La Vierge tenant l'enfant Jésus debout sur son giron. Vue jusqu'aux genoux. Les deux figures ont un caractère prononcé de réalisme ; la Vierge a les cheveux bruns, l'enfant a les cheveux blonds. Rubens apparaît ici dans sa plus grande perfection comme coloriste. Les carnations présentent une succulence et une transparence extraordinaires, tandis que la draperie est peinte d'un rouge et bleu intenses. Ajoutons y un modelé et un relief merveilleux dans les parties en pleine lumière. Rubens seul savait peindre un enfant comme le petit Jésus et une main comme la droite de la Vierge. Heureusement, ce chef-d'œuvre, exécuté avec le plus grand soin, est resté intact. Jadis, il se trouvait dans la collection de M'' Hart Davis. ^ (i)
Dans la vente de cette collection, en 1814, il fut retenu à 1000 guinées et acheté plus tard, par le baron Mark Sykes, pour iioo guinées (2). Il fut vendu dans la galerie Richard Forster, en 1876, et adjugé à 4200 livres (3).
Gravure: V. S. 67, N. Schiavonetti.
1911. LA MADONE
(L'enfant debout entoure du bras le cou de sa mère.)
Collection. Abraham Robarts.
Panneau. H. 63, -L. gg.
ÊME composition que le numéro précédent, avec quelque architecture
dans le fond. ^ Quoique ce soit un tableau de grand mérite, dit
Waagen, il n'est pas comparable pour la transparence et la solidité
à celui d'Edmond Foster (lisez : Richard Forster) et, comme Smith le fait
observer, il a seulement été retouché par Rubens. n
Vendu à Londres, en 1824, 160 guinées. (4).
Ce fut très probablement cette Madone que Rubens offrit au baron Henri de Vicq, ambassadeur d'Albert et Isabelle à la cour de France, qui s'était entremis pour lui faire obtenir la commande de la galerie de Marie de Médicis.
(1) Waagen : Treasures. II, 451.
(2) Smith : Catalogue. II, 7g4.
(3) Art Journal. 1876, p. 336.
(4) Waagen : Treasures. IV, 160. — SMITH : Catalogue. IX, 204.
Ce dernier tableau parut dans les ventes suivantes :
Collection anonyme, Rotterdam, 27 avril lySa, 460 fl., à Arnoud Leers ; Rotterdam, ig mai 1767, 400 fl. (i).
La mesure indiquée dans le catalogue de la dernière vente est de 3g pouces de haut sur 3i 1/2 de large, exactement les dimensions du tableau de la collection Robarts.
Smith (Cat. IX, 314) signalait, en 1842, un tableau d'une composition semblable dans la collection de Benjamin West.
Dans la vente du baron von Schoenborn, Amsterdam, i5 avril 1738, une Vierge avec l'enfant debout snr ses genoux, haute de 27 et large de ig 1/2 pouces, fut adjugée à 23o florins (2).
ig2. LA MADONE.
(La Vierge à la balustrade.)
JA Vierge se tient derrière une balustrade. Sur la tablette de celle-ci, Jésus est debout. Sa mère le regarde en abaissant les yeux sur lui. Elle tient une main sous le bras de l'enfant ; la seconde est placée sur la hanche de Jésus. Celui-ci pose la main sur celle de sa mère ; sous ses pieds se trouve une draperie.
Gravure : V. S. Sy, Anon. (Titre : Diva parens teneros, etc.) N. Lauwers exe.
ig3. LA MADONE.
(La Vierge à la fontaine.)
ÎIa Vierge est assise au milieu de la composition. Derrière elle, à
droite, on voit des arbres ; du côté opposé, un édifice imposant. Devant celui-ci, à l'extrême gauche, se trouve une vasque dans laquelle tombent les eaux d'une fontaine. La Vierge regarde la chute de l'eau ; elle passe une de ses mains derrière la taille du Christ et lui tient l'autre sur la poitrine. L'enfant pose un pied sur une table-console et l'autre sur la jambe de sa mère ; il avance une main, comme s'il voulait l'approcher de la fontaine et s'amuse au spectacle de l'eau qui tombe et rejaillit.
(i) Catalogiis Hoet en Tenpesten. II, 336, 523, 627 ; III, 597. (2) Ibid. I, 507.
Gravures: V. S. 69, S. a Bolswert (Titre: Puteus aquarum viventium, etc.); 70, Anonyme ; 71, J. Humbelot ; 72, Anonyme. Non décrit : une autre copie de l'estampe de Bolswert.
Le musée Plantin-Moretus possède une épreuve de la gravure de Bolswert retouchée par Rubens. Primitivement l'eau débordait de la vasque. Le peintre a supprimé cette coulée et a indiqué plusieurs changements dans la coiffure de la Vierge et de l'enfant, ainsi que dans les draperies. La gravure définitive prouve que Rubens ne s'est pas contenté de ces changements et que, sur une épreuve d'essai suivante, il en a indiqué d'autres encore. Ainsi sur l'estampe retouchée du musée Plantin-Moretus, la draperie de l'enfant ne recouvre que la partie postérieure de la jambe gauche, tandis que dans l'état définitif de la planche tout le haut de la jambe et le milieu du corps sont couverts. (Voir la reproduction de ces deux états dans nos planches 2 et 3.)
Dans la vente Neyman (Amsterdam, 1776), un dessin de cette composition fut vendu 36 livres.