ESTHER DEVANT ASSUÉRUS
Jadis à l'église des Jésuites à Anvers. Pièce octogone.
|a belle juive s'est avancée jusqu'au haut des degrés qui conduisent au trône royal. Là, elle s'est affaissée et deux suivantes la soutiennent. Le roi se soulève à moitié sur son siège, et la touche de son sceptre. Deux guerriers et un chien se tiennent à côté de lui, sur le devant du tableau ; la tête d'un courtisan coiffée d'un bonnet de fourrure se montre, de l'autre côté du trône. Le fond est occupé par une colonnade circulaire.
En composant ce tableau, Rubens s'est évidemment inspiré du plafond de Paul Véronèse, dans l'église de St. Sébastien à Venise, qui représente le Couronnement d'Esther.
Gravures : V. S. g, Jac. De Wit ; 10, J. Punt, iy5i. (Voir planche 8, V.)
i7B>^ ESTHER DEVANT ASSUÉRUS.
Esquisse du tableau précédent.
Académie des Beaux-Arts de Vienne, 653.
Panneau. H. 49,3, L. 58.
ES différences entre le tableau et l'esquisse sont considérables. Le roi porte un manteau écarlate et or, bordé d'hermine ; Esther, un riche vêtement blanc, or et jaune. La partie peinte de cette belle esquisse est dodécagone et fortement empâtée.
Photographie : Victor Angerer.
Smith (II, 643) décrit une autre esquisse de la même composition, mais plus petite et à huit figures, dans la collection de M. Norton. (Voir 3).
Celle du musée de l'Académie des Beaux-Arts à Vienne étant de la main de Rubens, il y a lieu de douter de l'authenticité de l'autre.