LE SACRIFICE DE L'ANCIENNE LOI
Tableau inconnu.
gauche, on remarque l'autel sur lequel un agneau est immolé. Le grand-prêtre, la main levée, invoque la Divinité. Derrière lui se tient un autre sacrificateur. Au milieu de la composition, deux vieillards s'approchent de l'autel: l'un d'eux est vêtu d'un éphod de toile sur une robe jaune et porte un agneau sous les bras. Trois jeunes lévites les aident; deux
d'entre eux portent des flambeaux de cire et le troisième tient un vase pour recueillir le sang de la victime. Sur le devant, deux enfants apportent une paire de pigeons. A côté de l'autel, on voit les deux piles de pains d'oblation placés sur une table, suivant les prescriptions de la Loi. A gauche, on aperçoit des fidèles chargés de leurs offrandes ; au second plan s'avancent quatre prêtres portant sur leurs épaules l'Arche accompagnée par le peuple, qui pousse des cris de joie. Ce groupe rappelle probablement le transfert de l'Arche sainte de la maison d'Obed-Edom au temple. Les pains d'oblation et l'agneau immolé figurent le sacrifice de la Nouvelle Loi.
L'encadrement est formé par une colonnade d'ordre toscan. Au milieu de la partie supérieure, un cartouche d'où partent vers la droite et vers la gauche une bande repliée de la tapisserie, figurée par Rubens, et deux guirlandes de fleurs, soutenues par deux anges. Dans le bas, un socle contre lequel s'appuient deux cornes d'abondance remplies, l'une de blé, l'autre de raisins ; sur le socle brûle une lampe antique.
Gravure : V. S. 44, A. Lommelin. (Nous supposons que le sujet de cette estampe est le même que celui du tableau, mais n'oserions l'affirmer, n'ayant jamais vu la gravure et ne connaissant aucune collection qui la possède.)
Tapisserie : Au couvent des Dames religieuses déchaussées royales à Madrid.