JUDITH TENANT LA TÊTE D'HOLOPHERNE
Brunswick. Musée, 455.
Panneau. H. 117, L. 108.
UDiTH, debout au milieu de la composition, tient de la main droite le glaive étendu et de la main gauche la tête d'Holopherne. Elle est jeune et porte une robe bleue et un collier de perles blanches ; son linge blanc est retroussé sur ses bras nus. Ses vêtements sont en désordre. Ses seins s'échappent de son corsage. Elle regarde devant elle avec une expression de dégoût pour l'action atroce qu'elle vient de commettre. Dans ses mains, on remarque un mouvement de crispation. A droite, une vieille servante, vêtue d'une robe rouge et ayant la tête couverte d'un tissu blanc, tient d'une main un flambeau ; de l'autre, elle reçoit la tête. La chandelle jette une lumière ardente et jaune sur les chairs blanches de Judith ; la tête d'Holopherne a des teintes bleuâtres, le nez et la bouche sont tachés de sang. Des reflets de lumière se jouent sur la robe et la cuirasse. Dans les ténèbres du fond, on voit suspendue la cuirasse d'Holopherne et à gauche, dans la pénombre, le corps du général.
Le tableau, entièrement de la main du maître, est hardiment brossé, avec des empâtements vigoureux. L'époque à laquelle il appartient est difficile à désigner, parce que reff"et de lumière lui donne une place à part dans l'œuvre du maître. Nous croyons toutefois qu'il est postérieur à i63o. Il est bien conservé et présente seulement quelques fentes bouchées et retouchées. Il a été deux fois agrandi dans le bas, sur une hauteur totale de 14 centimètres. La hauteur primitive était de io3 centimètres.
Gravure: V. S. 83, C. Schreuder, I7g3, d'après l'original dans la galerie ducale de Brunswick.
Photographie : Anonyme.