LE MARTYRE DE SAINT ETIENNE
(Panneau central).
Valenciennes, Musée, 2 10-21 3.
Tableau central. Toile. H. 43-, L. 280. Volets. Panneau. H. 400, L. 126.
|u milieu de la composition, le Saint est agenouillé, les mains liées sur le dos, vêtu d'une riche chasuble rouge écarlate, avec des bandes à figures brodées en or. Devant lui, un bourreau debout s'apprête à lui lancer une pierre, un second se baisse pour ramasser deux projectiles. Six bourreaux, parmi lesquels un nègre, se trouvent derrière lui et le lapident ; l'un d'eux lui pose le pied sur les reins pour donner plus de vigueur au coup de la pierre qu'il va lancer ; un chien saisit des dents et de la patte les vêtements du saint diacre. La belle tête du martyr, blessé au front, a déjà la pâleur de la mort et est tournée vers le ciel, pleine d'un sublime espoir. Un ardent désir de la félicité céleste semble faire trembler ses lèvres et soulever tout son être. A l'extrême gauche, on voit les têtes de deux prêtres juifs ;
(1) Charles RUELENS : Correspondance de Rubens. Anvers, V^'-' De Backer, 18S7. I, 245.
dans le lointain, deux spectateurs. Dans le ciel, d'un bleu intense, à demi couvert de nuages, voltigent trois anges qui apportent des palmes et des couronnes. Dieu le père et Dieu le fils y trônent dans leur gloire. A gauche, on voit un bâtiment surmonté d'une coupole.
Le groupe d'anges est fort gracieux, celui des bourreaux très énergique, les chairs et les draperies ont un ton jaune brunâtre.
Dans le bas se trouvent les armoiries d'un abbé et le millésime 1764, marquant la date d'une restauration.
Voir planche 142.