‹ L'œuvre de P.P. RubensChapitre 212 sur 213 · LE MARTYRE DE SAINTE URSULE ET DE SES COMPAGNES · texte numérisé non relu

LE MARTYRE DE SAINTE URSULE ET DE SES COMPAGNES

Bruxelles. Muse'e, 414.

Esquisse. Panneau. H. 48, L. Sy.

A sainte est debout entre deux bourreaux, dont l'un, l'épée en main, la saisit par les vêtements qui couvrent sa poitrine, tandis que l'autre s'apprête à la frapper de son glaive. Le premier a la tête et le torse nus, le second est couvert de son casque et de sa cuirasse. La sainte porte une robe bleu clair, une tunique blanche et des draperies rouge et jaune clair. Dans les nues apparaît un ange apportant une palme et une couronne à la sainte. Celle-ci l'aperçoit et élève la main pour recevoir la palme. Sur les côtés, trois bourreaux tuent des vierges ; sur le devant quatre cadavres sont étendus. Une des vierges se réfugie auprès de Ste. Ursule. Au second plan, à gauche, une femme éplorée et deux guerriers dont l'un à cheval ; dans le fond, au milieu, une nombreuse troupe armée de lances. A droite, les murs de la ville de Cologne. Esquisse peinte dans un ton argentin très clair,,

imaginem hodiernum in diem in altari hoc expositam pingi curavit per Petrum Paulum Rubens pro tune pictorum Appellera, quas demum biennio post, seu anno lôSg, transmissa et exsoluta fuit 945 flor. telonium et vecturam excipiendo. De imagine hac et solutione ejus scriptum reperio in libro exitus anno lôSg sequentia : Tandem Antverpia a perillustri D. Rubens diligentia Rev. P. Baccal. fratris Nicolai a S. Augustino accessimus picturas pro majori altari a Rev. P. praedecessore p. m. ordinatas, pro quibus solvi sexcentos et triginta impériales (id est, ut columna exposita habet : 945 flor.). Vectui-a gratis habita a prEefato P. Baccal. priore in Stocii, cui mille gratias dico. Item Pironia (telonia ?) hue delatœ mecum per portam, illarum titulo dati floreni 5. ita ibi (J. M. Schottky : Prag- luie es xpar iind wie es ist. II, 78).

rapidement faite, à empâtements énergiques. Scène terriblement mouvementée et habilement groupée.

L'esquisse a passé dans la vente Braamcamp (Amsterdam, 1771), où elle fut achetée par Van Saceghem de Gand à 445 florins. Dans la vente Van Saceghem (Bruxelles, i85i), elle fut payée par le musée de Bruxelles 56oo francs. Dans la vente du duc d'Argyll (Londres, 1771), un sujet pareil fut vendu 100 livres sterling. C'était probablement la présente esquisse.

Dans la vente de Maldeghem (Bruxelles, 24 avril 1810) parut un tableau que le catalogue décrit en ces termes :

N° 18, " Rubens. Ce tableau magnifique et d'un choix de grandeur que l'on ne rencontre guerre de ce grand maître, représente le martyre de Ste. Ursule et de ses compagnes. Il est impossible de pousser à un degré plus éminent les différentes passions qui animent ce sujet ; la couleur vraie, la belle pâte et la touche fine ont fait juger avec raison ce tableau pour un des plus beaux de ce maître. 1

Gravures : V. S. 72, P. Sprayt (tiré du cabinet de M. Van Sasseghem) ; 73, P. Spruyt.

Photographie : Hanfstaengl.

5oo. LE MARTYRE DE SAINTE URSULE.

Montpellier. Musée, 262.

Panneau. H. 5o. L. 67.

fous le nom de -^ Épisode d'une guerre de religion, - le musée de Montpellier renferme une esquisse en grisaille attribuée à Rubens qui nous paraît être un Martyre de Ste. Ursule et qui présente certaines analogies avec l'esquisse du musée de Bruxelles. Au milieu de la composition, la sainte est entourée de bourreaux; l'un l'entraîne par les cheveux dénoués, un autre dirige la pointe de l'épée sur la poitrine de la martyre. Celle-ci étend les deux bras, en dirigeant les yeux vers le ciel, où un ange portant la croix et le calice lui apparaît. A gauche, deux cavaliers, dont l'un est coiffé d'un turban et déchire le drapeau porté par un cavalier coiffé d'un casque. A droite, d'autres cavaliers et au premier plan un Seigneur portant une couronne et une cuirasse. Par terre, les corps nus des victimes qui ont

déjà succombé. Celle qui se trouve la plus en vue est identique à la figure couchée par terre au premier plan du Serpent d'airain par Rubens (Voir n" 112). A l'extrême droite, un temple bâti en rotonde. Photographie : Lauzet.

Le Miracle de Sainte Walbiirge.

Prédelle de VElévation de la Croix (Voir n° 225).

Un Saint invoqué par un pape, un empereur et des malades. Panshanger. Collection comte Cowper.

Waagen signale comme existant dans la collection du comte Cowper, en iSSy, l'esquisse d'un tableau d'autel qu'il décrit comme suit : " Un pape et un empereur, au centre du tableau, invoquent un saint, dont le nom m'est inconnu et qui apparaît dans la partie supérieure. Dans la partie inférieure, on voit des malades c[ui lui sont apportés pour obtenir leur guérison. La ■conception dramatique est pleine de feu, la facture lestement enlevée (i). «

Serait-ce encore un St. François de Paule ?

Saints et Saintes.

Il existe une série d'images de dévotion, au nombre d'une centaine environ, représentant en majeure partie des saints et des saintes et connue sous le nom de " Vélins. ■' (V. S. Suites, i3, 1-68). Elles ne portent pas de nom de peintre et sont gravées par Schelte a Bolswert ; les états postérieurs portent le nom de Corneille Galle. On en attribue la composition à Rubens, sans raison suffisante. Il est clair que le graveur n'aurait pas manqué de joindre le nom de l'illustre peintre au sien, si réellement notre maitre lui avait fourni les modèles de ces estampes.

(i) Waagen : Treasures. IV, 346.

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