‹ L'œuvre de P.P. RubensChapitre 78 sur 213 · LA VIERGE ET L'ENFANT JÉSUS · texte numérisé non relu

LA VIERGE ET L'ENFANT JÉSUS

Volet de gauche.

A Vierge tient l'enfant Jésus debout sur un socle de marbre ; l'enfant

n'a d'autre vêtement qu'une mince bande de toile blanche. Il est debout

!- sur un linge blanc et sur une couverture de couleur jaunâtre bien

claire. Il tient de sa main droite la main de sa mère et pose la gauche sur le poignet de Marie. La Vierge est debout derrière son enfant ; de la main droite passée derrière lui, elle le soutient en le regardant affectueusement et appuie sa main gauche sur le côté de Jésus. Elle est vue à mi-corps et porte une robe rouge éclatante et des manches vertes. L'expression de l'enfant est remarquablement insignifiante. Le fond est neutre et sombre.

Peinture d'élève retouchée par Rubens dans les parties essentielles.

Une copie de ce volet existe au musée de l'Ermitage à St. Pétersbourg (no 539).

33o. LA VIERGE ET L'ENFANT JESUS.

Revers du volet de droite.

Marie est debout, elle tient dans ses bras l'enfant. Celui-ci porte les deux mains à la figure de sa mère pour la caresser.

33i. LE SAUVEUR.

Revers du volet de gauche.

JE Christ est debout drapé dans un large manteau fermé au cou, dont il relève un pan de la main gauche. Il tient le globe et élève la droite en bénissant. Il porte les marques des clous aux pieds et aux mains.

Ces deux revers, peints en grisailles, ont été exécutés par des élèves. Le maître a jeté quelques touches lumineuses sur ce travail peu important.

Le triptyque date de i5i8 environ.

Il fut peint pour le monument funéraire de Jean Michielsen, négociant, mort le 20 juin 1617, monument érigé par sa femme Marie Macs qui mourut le 24 janvier i633. Le tableau se trouvait anciennement à la cathédrale d'Anvers, contre un pilier de la petite nef du milieu, à gauche. Mois nous a conservé l'épitaphe qui est bien curieuse :

Deo Optimo Maximo Sacrum.

Jacet hocce non jacet sepulcro conditum non conditum Joannis instar quod fuit Michielsii nam lege fati sœculo demortuus non conjugi Marias pudicse mente vultu Masise cujus sibi superstes ipse vivit in praecordiis spiratque vivus in quaterno pignore. Requiem siste viator apprecare perpet. longos superstiti dies xynoridi.

Obiit A° MDCXVII, XX junii.

Une copie du panneau central se trouve encore dans le pourtour du chœur de la cathédrale d'Anvers, oîi il orne le monument élevé à la mémoire d'Arnold-François de Prêt et de Marie-Pétronille Moretus, son épouse. Elle fut faite, en i83o, par P. A. Verlinde.

L'original fut transporté à Paris, en 1794, et ramené à Anvers, en i8i5.

Gravures: (le panneau central) V. S. 394, Nie. Ryckemans ; igS, L. A. Claessens, d'après un dessin de Duchemin ; 3g5^'% P. Van Cuyck ; 3g6, gravé

à l'eau forte par Chataigner, terminé par Massard. Non citée : F. Kellerhoven, lithographie.

La gravure de Ryckemans ne porte aucun privilège, ce qui prouve qu'elle fut exécutée avant la seconde moitié de l'année 1619.

Volet gauche. La Vierge et l'Enfant Jésus : H. J. Van der Borcht.

Photographie du panneau, central et de la face antérieure des volets : Jos. Maes.

La collection Albertine de Vienne (n° 8o3) possède du panneau principal de ce triptyque un dessin fait pour le graveur.

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