‹ L'œuvre de Richard Wagner à Paris et ses interprètesChapitre 10 sur 23 · L. Beeth · texte numérisé non relu

L. Beeth

Vallier.

J. de Reszke.

Dupeyron.

Gibert.

Noté.

Ed. de Reszke.

Chambon.

Berthet.

Chrétien.

Deschamps- Jehin.

Delpouget.

Vaguet.

Grand Jean.

Bourgeois.

Bartet.

Nordica.

Ackté.

Picard.

Fournets.

Chrétien.

Gresse fils.

Goulancourt.

Riddez.

Krousceniska.

Stamler.

Casset.

Scaremberg.

Riddez.

Nivette.

Noria.

Dubel.

Caro- Lucas.

Royer.

Lindsay.

Féart.

Paquol-d'Assy.

Feodorow.

Vilmos-Beck.

Journet.

Kousnezofî.

Gilly.

Godard.

Dangès.

Mastio.

Hatto.

Nucelly.

Franz.

Duclos.

Scalar.

Kaiser.

Durif.

Mancini.

Teissié.

Altchcwsky.

Cerdan.

Féart.

Gall.

Daumas.

Dubois. Fontaine.

Dorliac.

Bourdon.

Mati.

Triadou.

Verdier.

Roselly.

Garrié.

Panis.

Lorraine.

Le Senne.

Garrié.

I,assalle.

Laskin.

Téclar.

Gousinou.

Darmel.

TRISTAN ET ISOLDE (1865

Au souvenir de la première représentation de cette œuvre^ — dans la salle du Nouveau-Théâtre, le :28 octobre 1899, — reste indissolublement lié celui de Charles Lamoureux, qui survécut à peine à l'admirable effort accompli. Bien que l'enceinte fût trop petite, et bien que linterprétation lyrique n'eut pas cette homogénéité que nous avions tant appréciée dans les précédentes créations françaises des drames wagnériens, l'œuvre, intégralement exécutée, était rendue avec une telle perfection, par l'orchestre, et son esprit même vibrait en quelque sorte avec une telle intensité, sous la baguette de ce chef incomparable, qu'il serait de toute injustice d'en oublier le mérite et la haute valeur.

Trois mois d'études avaient été nécessaires pour la mise au point. Lamoureux avait pensé d'abord, en vue des trois rôles de Tristan, Kurwenal et Marke : à Yan Dyck, naturellement, ou, à son défaut, à Jean de Reszke (qui avait eu, à l'étranger, de grands succès dans le personnage de Tristan, à certains égards si bien fait pour lui); à Van Rooy, le robuste baryton; et à Edouard de

Reszke. Mais tous avaient alors des engagements en Amérique, qui les rendaient indisponibles. Il s'adressa encore à Cossira, un vaillant ténor, mais qu'effraya la responsabilité d'un tel rôle en scène, bien qu'il l'eût assumé, presque en entier, nous l'avons vu, au concert. Gibert pensa qu'il « aurait du moins l'honneur de l'avoir entrepris ». Et de fait, il serait peu équitable de ne pas lui tenir compte de l'effort accom[)li par sa fougue et son élan. Sainprey et Yallier tinrent leurs personnages avec honneur : l'un (dont on s'étonne que la longue carrière n'ait été que récemment parisienne) par son accent vigoureux et sa belle allure, l'autre par son autorité et la sonorité de son timbre de basse.

Isolde et Brangaine, elles, ne pouvaient être plus noblement incarnées que par Mmes Litvinne et Bréma. Cette dernière, par le goût si plastique de son geste et la sincérité simple de son jeu, comme par l'émotion de sa voix, notamment dans les appels nocturnes du haut de la tour, donna au personnage de Brangaine une beauté harmonieuse et un caractère qu'on n'a vraiment pas retrouvés depuis. Félia Litvinne peut également compter cette création d'Isolde parmi les plus puissantes et les plus dignes d'elle que nous ayons jamais applaudies. L'égalité soutenue de sa voix si lumineuse, la sûreté de sa diction lyrique, au premier acte, la grandeur de son style à la scène sublime de la mort de Tristan, ne peuvent s'effacer de la mémoire. Nous l'avons, au surplus, revue au Chàteau-d'eau, puis à l'Opéra, quelques années après, sinon plus belle, du moins plus chaleureuse, plus vibrante encore.

L'entreprise de Charles Lamoureux, que la mort a empêché, ou le sait, d'étendre, sui' une scène spéciale, à l'ensemble de l'œuvre wagnérienue, n'a pas eu de seconde à l'Opéra directement.

Ernest Van Dyck daii?^ L'Or ilu Hhin. (Loge.)

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