‹ L'œuvre de RodinChapitre 8 sur 43 · LE POÈTE ET LES MUSES · texte numérisé non relu

LE POÈTE ET LES MUSES

Une des conopositions les plus émouvantes et les plus grandioses parmi ces multiples petits groupes. Le poète est étendu à terre, sur le dos; son corps puissant est comme immobilisé dans la rigide froideur de la mort. La tête est relevée, et l'on est dans l'angoisse si cette tête va retomber inerte après avoir exhalé le dernier soupir, ou si au contraire elle s'éveille et va se ranimer sous le souffle de trois muses, qui, rappelant un peu celles du monument à Victor Hugo, sont partagées entre des sentiments divers d'émoi, de deuil et d'espoir.

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