ACTE PREMIER
WILHEM, indiqnant la gauche.
* Là. là . • .
On y transporte Kerner.
LA DEUXIÈME DAME, entrant vivement.
Ce bruit? un duel... (a Trenk.) Avec vous, monsieur?
TRENGKk
Je vous jure, madame, que j’ai été provoqué par M. Kerner... et, en me défendant, je l’ai blessé... malheureusement ! (S’approchant.) Voici vos lettres, madame.
LA DEUXIÈME DAME
Mes lettres ? Oh ! monsieur, je devine 1
TRENCK
Vous n’avez rien à deviner, j’ai dit la vérité.
LA DEUXIÈME DAME
Croyez à ma reconnaissance ; nous nous reverrons à la cour , monsieur.
TRENCK
Je ne crois pas, madame.
LA DEUXIÈME DAME
Comment? N’y allez-vous pas ?
TRENCK, avec un soupir.
Je n’y vais plus! Ma lettre de recommandation était précisément adressée à M. Kerner, capitaine des gardes, et maintenant...
LA DEUXIÈME DAME
Présentez-vous dès demain, monsieur, et remettez votre lettre à M. de Lothun, le colonel... vous serez agréé.
TRENCK
Quoi... malgré...
LA DEUXIÈME DAME
Malgré cela... oui.
TRENCK
Mais...
LA DEUXIÈME DAME
Faites ce que je vous conseille, monsieur, je le désire... je VOUS en prie. (Lui tendant la main qu’il porte à ses lèvres.) Kt au revoir ! (a la première dame.) Venez, venez 1
Elles sortent.
WILHEM, revenant de gauche.
Je viens d’envoyer chercher du secours, mais je crois que ce n’est guère la peine... Mon pauvre maître ! il est bien bas, bien bas! (a Trenck et changeant de ton.) C’est égal, monsieur, c’est un beau coup d’épée !
TRENCK, à Wilhem.
Vite, qu’on selle mon cheval !
l’officier de fortune
WILHEM
Tout de suite... quoique je n’aie pas de chance... et par votre faute !
TRENCK
Ma faute?