‹ L'officier de fortuneChapitre 39 sur 97 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

WiLHEM, puis MARIE.

WILHEM, seul .

Là, voilà qui est fait! (Montrant le candélabro.) Quelle drôle de chose!... dire que, maintenant que cette lumière est placée là, personne ne peut approcher du pavillon sans que ceux qui sont ici le voient à l’instant... C’est moi qui ai été pincé l’autre fois... Je no savais pas ça, je ne me doutais de rien. Comme une bêteà bon dieu, j’étais venu tranquillement et... honnêtement écouter à la porte, parce que j’aime assez à savoir ce qui se passe... dans l’intérêt de mes maîtres, bien entendu. Quand tout à coup la porte s’ouvre, M. le baron paraît et me dit : Ah! drôle!... la première fois que je te reprends à écouter, je te chasse!... Je me suis sauvé sans demander mon reste... Mais, c’est égal, ça n’a pas le sens commun, et s’il y avait partout des miroirs comme çà, ce serait à dégoûter au service!... Depuis ce jour-là, un ouvrier, qui a travaillé dans ce pavillon m’a tout expliqué, un jour que le schnick lui avait délié la langue... Ça s’appelle un jeu de glaces!... Maintenant., sauvons-nous! (il sort, referme la porte en dehors; au moment de refermer la porte il s’arrête et écoute.) Hein ?on dirait un bruit de pas... Un bruit de pas, ça doit être quelqu’un? (il élève Ja lanterne et éclairo le visage de Marie.) Qui va là? (La reconnaissant.) Eh! parl’aigle noire! c’est la jolie demoiselle d’honneur qui aime tant à voir déDIer notre compagnie.

MARIE, qui s’est approchée.

Que me voulez-vous, mon ami?

WILHEM

Excusez-moi, mademoiselle, excusez-moi... mais c’est que...

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