‹ L'officier de fortuneChapitre 68 sur 97 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

SCIIELL, LA METTIUE, puis LECOMTE DE

LENDORFF.

SCIIELL.

Ah ! je l’ai échappé belle; et Trenck qui ne revient pas!

LA METTRIEj à lui-même.

Quelle partie de plaisir d’aller visiter les avant-postes. (Regardant au dehors.) Eh! mais, je ne me trompe pas? c’est le comte de Lendorff, le grand chambellan?... Gomment se trouve-t-il au camp, lui, que sa charge devrait retenir à Munich? (Arrêtant Lendorff.) Un mot s’il VOUS plaît? (A la sentinelle.) Laissez passer.

LENDORFF .

Tiens, vous ici, docteur?

LA METTRIE

Je suis à mon poste, moi... mais vous? Vous apportez des nouvelles de la cour?

LENDORFF.

Nullement, son altesse la princesse Amélie a obtenu la permission d’accompagner le prince Henri, pour faire ses adieux à ses frères, et j’ai été désigné pour reconduire ces dames qui, vous le pensez bien, ne vont pas entrer demain en campagne.

LA METTRIE

Ces dames ?

LENDORFF.

Son Altesse et mademoiselle de Lendorff, sa première demoiselle d’honneur, ma nièce; nous partons demain, et je n’en suis pas fâché, car j’ai cru remarquer qu’un jeune aide-decamp, le baron de Trenck...

LA SENTINELLE, à François do Trenck qni paraît dans le fond.

On ne passe pas!...

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