SCÈNE PREMIÈRE
TRENCK, UN LIEUTENANT, Soldats.
Au lever du rideau, Trenck est debout entre deux grenadiers — Il a brisé ses chaînes et ne porte que son carcan avec quelques anneaux qui pendent. Au fond, matériaux de démolitions.
LE LIEUTENANT, aux soldats.
Allons donc I Voilà plus d’un quart d’heure que vous ôtes occupés à enlever ces matériaux et ce n’est pas encore fini?
TRENCK
Ecoutez donc, lieutenant, j’ai mis deux jours et deux nuits à les sortir et ce n’est pas trop d’une petite demi-heure pour les enlever.
LE LIEUTENANT, au geôlier.
A-t-on prévenu le Gouverneur de cette nouvelle tentative d’évasion.
LE GEÔ LIER.
M. le Gouverneur va se rendre ici dans un instant.
Ils sortent avec la brouette.
TRENCK
Ce digne major Bruckausen! Il est capable de me faire remettre mes fers. Soixante-huit livres do chaînes! Voilà un poids qui donne une haute idée de la générosité royale... elle fait bien les choses I
LE LIEUTENANT
Priez le ciel que l’on ne vous charge pas de chaînes plus pesantes encore.