SCÈNE II
Les Mêmes, un officier de pandours, snivt du «os
cavalier} qui, le pistolet au poing et le sabre b la main, envahissent le souterrain.
l’officier, aux juges. .
N’ossayez pas de fuir! Vous êtes nos prisonniers!... et no tre colonel va déciter de votre sort.
11 braque sos pistolets sur Kerner.
Arrêtez! Votre colonel sait qui je suis!... Il va venir, dites-vous? Eh bien? je l’attends sans crainte!
l’officier.
Obéissez !
KERNER, vivement. .
Arrêtez, vous dis-je!..; Je ne suis pas de ces hommes, moi
(Il montre le tribunal; se démasquant, aux Pandours.) Eegaraez. et
si l’un de vous était au village de Warta, il va me recon naître.
TRENC K, à part.
Au village de Warta?
KERNER, vivement.
C’est moi qui ai décidé voire colonel à pénétrer, sous mon
uniforme, dans la tente du roi, pour y enlever les cent mille ducats. Oo le retient.
TRENCK, s’élançant sur lui.
Misérable l Et tu m’accusais, toil le complice du voleur !
LE PRÉSIDENT, aux Pandonrs.
Il suffit ! l’épreuve est décisive !
KERNER, étonné.
L’épreuve ?
Les Pandonrs jettent leurs oursons à aigrettes, leurs manteaux rouges, et se montrent on costume d’initiés.
KICRNER, effrayé.
Ah ! je suis perdu !...
LE PRÉSIDENT, désignant Kerner.
Où sont les deux parrains de cet homme ?
Deux juges descendent de l'estrade.
LE PREMIER PARRAIN, lui arrachant son insigne.
Je te renie comme un lâche 1 * /» . • \ • , r \ . ,