‹ L'officier de fortuneChapitre 91 sur 97 · LA METTRIE, AMÉLIE, MARIE · texte numérisé non relu

LA METTRIE, AMÉLIE, MARIE

Au lever dn rideau, la princesse, en peignoir blanc, est étendue sur un canapé, à gauche. Mario est près d’elle.

MARIE

Chère et pauvre princesse, puissent ces quelques instants de sommeil, lui apporter Foubli de ses souffrances...

Amélie s’éveille.

LA METTRIE, entrant.

Comment vous trouvez-vous, ce matin, madame?

AMÉLIE

Mieux, cher docteur, beaucoup mieux. Et bientôt, j’en suis sûre, je ne souffrirai plus.

LA METTRIE

Je l’espère aussi. Donnez-moi votre main. Avez-vous dormi cette nuit?

AMELIE.

J’ai un peu dormi, oui, docteur.

LA METTRIE

Bienl (A part.) C’est étrange! Que signifie cela?

AMÉLIE

J’avais fait prier mon frère de m’accorder un moment d’entretien. Savez-vous si je le verrai aujourd’hui?

LA METTRIE

Oui, madame, le roi va venir.

AMÉLIE

Le roi... oui, vous avez raison. Je ne sais pas pourquoi j’ai dit mon frère...

LA METTRIE, voyant lo roi.

Et tenez... le voici qui se rend à vos désirs.

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