SCÈNE V
AMÉLIE, TRENCK, pais MARIE.
TRENCK, accourant, tombant aux genoux d’Amélie.
Amélie !... chère Amélie !
AMÉLIE
Vous, mon ami ? oh ! que je suis heureuse! qu’il y a longtemps que je ne vous ai vu ?
TRENCK
Écoutez, le bonheur nous attend en France... Tout est prêt pour notre fuite,
L’OFFICIE il DE FORTUNE
AMÉLIE
Le bonheur! Pour vous, mon ami, car pour moi... tout sera bientôt fini !
TRENCK
Quo dites-vous? Oh! mais je ne vous quitte plus maintenant!
AMÉLIE
C’ostmoi qui vais vous quitter.,. Dieu a accepté mon sacrifice et n’a pas voulu que je fusse plus longtemps un obstacle à votre bonheur!
TRENCK
Mon bonheur? mais est-ce que je puis être heureux sans vous? Non 1 non! vous vivrez! Les mauvais jours sont passés! vous allez renaître, chère Amélie, car mon âme ranimera la vôtre...
AMÉLIE
Ah! si ma mort n’eût été certaine, mon frère n’eût pas signé cela. (Donnant lo parchemin à Trenck.) Tenez, Trenck, vous ôtes libre !
TRENCK, après avoir la.
Et vous avez pu croire quo je consentirais jamais.
AMÉLIE
Il faut obéir par amour pour moi, je l’exige!... Écoutez bien : moi vivante, c’étaient dos persécutions nouvelles !... moi morte, tout devient simple, facile, et l’avenir est à vous. Oh! j'ai bien pensé à cela... Et.. Oh! comme je suislassel (Elle
se renverse sur le canapé.)
T RE NC K, effrayé.
Ah!. ..elle se meurll... du secours, du secours...