ACTE DE BON PROPOS
Que de biens, ô ma France, ai-je reçu de toi ! Que de grâces sans fin ont fleuri sur ma vie ! J'ai connu ta ferveur divine oii je me fie Et respiré les roses rouges de ta foi.
Tu m'as comblé des dons de ta terre bénie, Tu m'as versé le philtre ardent de ta bonté, Je possède en mon cœur ta lumière infinie Et ton inépuisable et douce charité.
Durce éternelle de grandeur et de justice, : te loue à jamais de tout mon être épris, France bien aimée, ô terre de délices, u'exalte le rayon bienfaisant de l'Esprit.
uel pays mieux que toi est digne qu'on l'adore, u'on l'encense à genoux en toute piété, nation de foi qui dresses dans l'aurore Ta face de clarté !
lys d'élection, d'amour et de vaillance, on cœur te connaît bien et ma langue le dit. aimer et te servir, voilà ma récompense Et mon terrestre paradis.
Li luis comme un soleil sur mon âme croyante, Li me verses l'espoir qui ne doit pas finir, t je vois à jamais ta gloire rayonnante luminer les nations de l'avenir.
j romps tous les liens mauvais et tu dénonces îs ennemis du bien et de l'humanité ;
:V^ l'offrande héroïque
Et je vois qu'à jamais tu montes et t'enfonces Dans le ciel radieux de l'immortalité.
Les anges sont sur toi, les saints, les esprits frères, Et du don de ton sang tout grandit rénové. Tu chasses les semeurs de haine et de misère, Et le monde par toi, France, est encor sauvé.
C'est toi le pain des nations, le sel des hommes. L'hostie ardente offerte aux cœurs pour les guérir. Tu tiens tout ce qu'ici l'on vénère et renomme. Tu vis pour empêcher les peuples de mourir.
Vis donc, et s'il le faut prends mon corps et mon âme, Prends ma force et mon sang, je ne suis rien sans toi. Embrase- moi de ta ferveur et de ta flamme. Et que le sacrifice auguste soit ma loi.
Oh ! qu'en moi ne subsiste point une autre image Que la tienne, ô Patrie, à l'heure du devoir. Que je ne cesse point de t'aimer et te voir O France, à l'heure rouge oii Je combat fait rage.
A l'heure palpitante où tout ici, où tout, — Parents, amis, enfant chéri, épouse aimante - Doit disparaître et ne laisser dans la tourmente Que ton visage où Dieu devient visible à nous.