‹ L'oiseau blesséChapitre 12 sur 136 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MADAME JANSON

Tu es contente?

YVONNE

Très contente. Tu vois, je ris.

MADAME JANSON

Bon! Bon ! Alors, tout va bien?

YVONNE

Tout va bien, maman.

MADAME JANSON, à Roland.

C'est vrai, ça ?

ROLAND

C'est vrai.

(Entre Virginie.)

VIRGINIE

Un monsieur et une dame désirent mademoiselle.

YVONNE

Moi?

VIRGINIE

Oui, mademoiselle... Voici leurs cartes.

YVONNE

Ah! Eh bien, dites que je n'y suis pas.

MADAME JANSON

Qui est-ce donc?

YVONNE

Tu ne les connais pas, moi non plus, d'ailleurs. Nous n'allons pas recevoir des gens que nous ne connaissons pas. (Bas à Roland

pendant que madame Janson prend les cartes.) C'est le

cousin de Georges.

ROLAND, même jeu.

J'ai compris.

' ACTE PUEMIER

MADAME JANSON

Raymond Salvière... Il est avec une dame, dites-vous, Virginie?

VIRGINIE

Ce doit être sa femme.

MADAME JANSON

On peut toujours voir; si j'allais moimême...

ROLAND, après un signe à Yvonne.

Non... pas toi... moi... D'abord, moi, je le connais ce monsieur...

MADAME JANSON

Toi?

ROLAND

Tiens! c'est Fauteur de ce livre que je suis en train de lire, sur la jeunesse française et sur la jeunesse anglaise... C'est un très beau livre dont tout le monde parle en ce moment,

et à propos duquel les étudiants anglais viennent d'offrir un banquet à monsieur Salvière, et monsieur Salvière a prononcé un discours qui est un événement... Tu vois que je le connais très bien.

Et à propos de quoi vient-il ici, monsieur Salvière?

ROLAND, souriant.

Il a peut-être appris que j'avais acheté son livre,- alors il vient me voir,

MADAME JANSON

Sois sérieux...

YVONNE

Ce qu'il y a de plus simple, c'est de laisser Roland le recevoir. N'est-ce pas, Roland?

ROLAND

Oui... oui... tu as raison... laissez-moi...

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