‹ L'oiseau blesséChapitre 38 sur 136 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

ROLAND, YVONNE, puis MADAME JANSON

YVONNE

Crois-tu, hein? (Le regardant.) C'est curieux, tu n'as pas Fair enchanté...

ROLAND

Non. Car tu me révèles tout à coup des goûls, un genre d'ambition, que je ne te

soupçonnais pas... Je te croyais résignée à une vie modeste, comme moi...

y vos ne

Pourvu que je sois honnête et que je reste auprès de vous, est-ce que ce n'est pas l'essentiel?

ROLAND

C'est l'essentiel, en effet. Mais je n'en suis pas aussi sûr que tout à l'heure.

YVONNE

Oh ! Roland... Ce n'est pas gentil ce que tu dis... Regarde-moi bien. Je n'ai pas d'autre désir que celui de gagner ma vie et de vivre entre maman et toi... Je sais que j'ai un frère à qui je causerais une grande douleur si, à partir de maintenant, je ne me conduisais pas d'une façon irréprochable, et alors, Roland, tu dois être sûr que je me conduirai d'une façon irréprochable. Dis-moi que tu en es sûr?

ROLAND

J'en suis convaincu, Yvonne.

YVONNE

Non... non... je veux que ta en sois sûr. Dis que tu en es sûr!

ROLAND, l'embrassant.

Eh bien, j'en suis sûr.

YVONNE

Et, maintenant, mon avis est qu'il faut tout raconter à maman. Georges... les fables... enfin tout... On ne peut pas continuer à lui faire des cachotteries, n'est-ce pas?

ROLAND

Evidemment.

YVONNE, voyant entrer madame Janson.

Laisse-moi faire.

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