‹ L'oiseau de proie: drame en cinq actes et six tableauxChapitre 116 sur 118 · SCÈNE XL · texte numérisé non relu

SCÈNE XL

- SCÈNE XI Les Mêmes, LEWIS, PELLEGRIN

TOUS

Monsieur Pellegrin !

CLARISSE

Lui!

ANGÈLE

Mon père !

lewis, a Jean Maxime a réussi, et vous ?

JEAN

Moi aussi. Il est sauvé?

LEWIS

Je l'espère.

PELLEGRIN

Où m'avez-vous conduit, docteur?

LhWIS

Chez de brave» gens qui vous aiment.

PELLEGRIN

Oui. — Je me reconnais. Que s'est-il donc passé? Il me semble que je sors d'une nuit profonde. — Ah ! voici Jean, mon brave Jean !... Voici mère Madeleine, Rose, Nicaise; vous voyez que je vous reconnais bien tous!., et... et... Ah! Angèle... (Angèle se jette-dans set

162 L'OÎSEAÙ DE PROtB,

bras.) Mais quelle est cette dame qui se cache là-bas?... Une amie, sans doute? (Angèla vient prendre sa mère par la main et l'amène vers Pellegrm. — Elle s'agenouille d'an

côté, Clarisse de l'antre,) Que signifie g#U? Relevez-vous, madame, relevez-vous!*.. (Il veut la relever, voit son visage et jette un cri.) Ah!.,* qui a amené cette femme ici?*..

ANÔÈLK

Moi!..*

PELLEGRIN

Et vous avez souffert cela, vous, Jean ?

Oui, parce que, si grandes que soient les fautes, il doit se trouver dans le cœur de l'homme quelque chose de plus grand que la haine, ^c'est la compassion.

pelleôrin

Et vous croyez que je puis?...

JEAN

Pardonner! — Je crois que vous le devez, car votre inflexibilité passée vous rend comptable des autres calamités qui ont frappé votre femme ; vous le devez, carj jetant dans le gouffre tout ce qu'elle possédait, elle vous a sauvé.

CLARISSE

Grâce!;., grâce! ne me chassez pas;

ANGÈLE

Père, je f en supplie.

Page 1