SCÈNE
LEWIS
Qui?
Lui! lui! l'oiseau de proie! Oh! je le tuerai, je le tuerai!...
LEWIS
Allons, du calme... du calme !... Vous êtes avec un ami, un vieil ami!
PELLEGRIN
Ah! oui! oui!... Docteur... il faut que je vous apprenne la fatale nouvelle...
LEWIS
Oui... oui!... Plus tard!
PELLEGRIN
La faillite, le déshonneur... Et c'est cet homme... c'est lui... lui...
lewis, tout en parlant, fait signe à Angele et à Jean
d'approcher
Chassez ces idées de votre esprit... ce sont elles qui vous rendent malade... qui vous torturent... Voyez comme le ciel est pur, comme les arbres sont verts, comme tout, ici, respire le calme, la tranquillité, le bien-être. Est-ce donc le chagrin que Ton doit évoquer en un pareil moment?... Mieux vaut chercher à voir ce qui parle à notre cœur... à notre âme!... Pourquoi ne pas appeler ceux qui nous aiment... que nous aimons?... Pourquoi ne pas tendre les bras à ceux qui sourient et qui nous appellent?...
PELLEGRIN
Oui!... oui!...
ANGÈLE, près de Pellegrin Mon père !
PELLEGRIN
Hein ! (Il regarde Angèle.)
LEWIS
C'est An pèle... votre fille !...
PELLEGRIN
Angèle... ma .. ma... J'ai donc une fille?...
ANGÈLE
Mon pèrel... Mon bon père!...
PELLEGRIN
Oui I... oui !... Il le faut!... Il le faut !... Je signe ... jesigne!...
LEWIS, à lui-même
Toujours cette idée fixe !
jean, à part Pauvre patron !
PELLEGRIN, entendant Angèle qui pleure
Des larmes»., des sanglots... (Regardant Angêle.x Quelle est cette femme?... (Se levant et regardant Jean.) Quel est cet homme?... Où suis-je donc?
LEWIS
Chez moi!... Vous le savez bien! Pourquoi le demandez-vous?...