LA MAISON DU PONT-DES-FAISANS
Elle est prise entre les douves mélancoliques du vieux chateau des Shogun et un canal boueux qui se relie par des replis infects 4 ce qu’une grande capitale, sous sa robe de ciment armé demeurée asiatique, recéle de plus intestinal. Une haute barriére d’arbres la défend contre les typhons, et, l’hiver, je vois se lever le soleil par derriére pendant que je fais ma | prigre du matin. Le corbeau de Sibérie qui — revient la visiter chaque année cherche en vain dans cet enclos les chevaux nus que les écuyers jadis promenaient dans la longue avenue de cerisiers. Le takuminokami a résigné ses fonctions entre les mains de 1’Empereur des Morts et je ne sais plus quelle roche déracinée, quelle lanterne du dernier tremblement de terre encore titubante, quelle souche pourrie, conserve:
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: s IO. LOISEAU NOIR DANS LE SOLEIL LEVANT —
~ le souvenir de Jillustre Asané, le Seigneur des Quarante-sept Ronin. Adhémar, c’est ainsi
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que mes enfants je ne sais pourquoi appelaient | |e fatidique visiteur, ne voit plus non plus dans" les allées le Comte boiteux Okuma promener sa premiére redingote, mais la pierre appelée -« Gueule-du-Dragon » qu’il aimait recoit tou- |
jours de ses vieux amis, quand ils viennent me
visiter, un regard appréciateur. I] était ministre des Finances et ses ennemis critiquaient son budget 4 coups de canon, on trouverait encore |
dans les journaux de 1’époque ou dans mes archives, si l’incendie ne les avait pas volatilisées | en méme temps que !’incertaine baraque ou les
représentants de la République francaise furent | ses successeurs, un récit de l’échauffourée du Pont-des-Faisans. Maintenant sous les camé- lias et les arbres-d-singes un vieil ambassadeur |
& figure de hibou se proméne, poussant du
pied une pierre noircie ou quelque fragment de porcelaine, et du haut du m§t de pavillon | le sévére Adhémar le semonce, lui rappelant, © selon les paroles de Pline le Jeune & son fils”
adoptif : « quibus imaginibus oneretur, que -numina et quanta sustineat »,