‹ L'ombre dorée; dames de jadis et d'antan; les exilés; effigies pour la stèleChapitre 14 sur 16 · SCÈNE IX LES MÊMES, MERCURE · texte numérisé non relu

SCÈNE IX LES MÊMES, MERCURE

MERCURE

Ils vous aident déjà.

Peut-être qu'à Potsdam, s'ils daignent nous entendre, L'aube se lèvera sur un palais en cendre.

SCAPIN

Est-il vrai ?

mercure, montrant un avion en plein ciel.

Regardez cet oiseau fabuleux, Ce justicier perdu dans les espaces bleus Où son mouvant point d'or met un astre insolite ! L'étoile vient à vous pour guider votre fuite. Pèlerins de Watteau, beaux captifs délivrés, La France est la Cythère où vous aborderez, Le rêve ouvre pour vous ses routes éternelles.

COLOMBINE

Mais où lis-tu cela ? Qui te le dit ?

MERCURE

Ces ailes !

COLOMBINE

Partons donc I

une bergère, à Scapin.

Votre bras...

un berger, à une autre bergère Un baiser ?

la bergère, coquettement

Non, assez.

le berger, pressant.

Si ! Dans l'Embarquement nous marchions enlacés...

Tous les personnages se sont en effet groupés dans l'attitude des pèlerins de V Embarquement pour Cythère. Gilles au bras de Colombine, les Bergers aux bras des Bergères,

68 L OMBRE DOHKE

s'acheminent lentement vers l'allée lumineuse où le bassin de marbre et sa barque mettent comme un mirage de perspective marine. Et, tandis qu'ils avancent, au chant d'un violon lointain, Mercure dit cette

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