SCÈNE IX
FANNÏ, ADÈLE.
FANNY, à Adèle qui entre Ah! ma chère amie, si tu savais...
ADÈLE. Quoi donc?
FANNY. Tiens, je suis tellement en colère... je ne peux plus parler ça m’é-
toufle...
ADÈLE. Voyons, lâche de te remettre.
FANNY. M. Clovis...
ADÈLE. Il est parti.
FANNY. Je le sais bien, mais il va revenir.
ADÈLE. Non ; la boutique est fermée.
FANNY. Ça n’y fait rien oh! je sais
tout, ma chère.
ADÈLE. Tu sais tout?
FANNY. Si l’on a jamais vu avoir des pareilles inventions !
ADÈt.e Mais qu’est-ce qu’il te prend donc ? as-tu perdu la tète ?
FANNY Tu sais bien la petite resserre qui est là derrière ta chambre et qui a une sortie sur le jardin?
ADÈLE. Eh bien?
[ (Musique à l’orrhe*tr«.
T OWBUK DU MARI.
fanny Attends un peu... écoute...
ADÈLE. QllOI ?
FANNY. Jt* ne me trompe pas; j’entends du bruit de ce côté.
ADÈLE. Ah! mou Dieu!
FANNY. Ne crains rien je sais ce que
c’est... c'est ton mari.
ADÈLE. Mon mari !
fanny. Non, son ombre.
ADÈLE , effrayée. Fanny, ne plaisantons pas là-dessus.
FANNY. Je ue plaisante pas... je n’en ai pas envie. Oh ! le traître ! le scélérat! l’infâme !
ADÈLE. Mais de qui parles-tu donc?
fanny. Viens, viens! tu vas tout savoir, rentrons.... Oh! ces monstres d'hommes!
c’est affreux, ma parole d’honm ur!
():.llc IVmim'ne par la ilroilr.)