CLOVIS, RAGOT
clovis. Eli bien! père Ragot, qu’y a-til de nouveau ?
RAGOT, regardant à la porte. Plus bas, plus bas , monsieur , prenez donc garde !
on pourrait nous entendre ali ! enfin ,
les v’ià dans la boutique , nous pouvons parler.
clovis. Pourquoi donc avez-vous peur, père Ragot ? je ne vous ai jamais vu si timide.
ragot. C’est qu’il y a du danger
beaucoup de danger... j’ai peut qu’on ne parvienne à tout découvrir.
CLOMS. Ça ne se peut pas.
r agot. Ça ne se peut pas ! eh bien ! si je vous disais que la veuve a parlé à ses demoiselles , qu elle leux y a dit que son mari revenait toutes les nuiLs, et ou’elles n’ont pis voulu le croire, sa cousine surtout...
la petite Fanny, qui était là tout à l’heure. Si la mercière vient à savoir la vérité , elle me fera mettre à la porte , il n’y a pas à dire... et comme je tiens à mon cordon.
clovis. Père Ragot , est-ce que vous voudriez m’abandonner... après toutes les promesses... que je vous ai faites.
ragot. C’est pour ça je n’ai encore
touché que dix francs sur les cent écus que vous m’avez promis , et c’est trop maigre, ça ne vaut pas la peine que je me prête à votre estratagème... à vos évolutions nocturnes.