ACTE II, SCENE XX
BAPTISTE, hors (le lui.
Non... c'est toi qui m'as ôté la confiance, qui m'as fait croire que Paul élait un orgueilleux ! LOLOTTE.
Moi?...
Toi ! M. Quentin ! eux tous !... Mais c'est nous qui sommes des égoïstes et des méchans... (Mouvement de Lolotte.) Oh ! l'ingénieur a dit le mot, et il a raison : des méchans !...
LOLOTTE
Mais non ! tout le monde peut se tromper, nous nous excuserons...
Baptiste, se levant.
Ehl c'est pas des excuses qu'il lui faut... c'est de l'argent pour le sauver, pour empêcher sa ruine... De l'argent... mais... j'y pense... ces quarante-deux mille francs... (Il tire un portefeuille.)
EMMA
Comment ?...
LOLOTTE
Mais, c'est pour la Minoterie...
BAPTISTE, avec uue joie délirante.
Ah ! au diable la Minoterie ! ! (Il danse en chantant : J'ai a" l'argent ! j'ai d' l'argent ! ) Qu'est-ce qui dit que Paul n'en a pas? En v'ià! en v'ià !...
EMMA
Se peut-il?
Baptiste , à Lolotte.
Lolotte, prends moi tout ça et va trouver Paul. Non! non! ça l'humilierait... va trouver Benoît, tâche de lui glisser ça en douceur, sans que ça paraisse, sans qu'il s'en aperçoive luimême, si c'est possible...
LOLOTTE
Oui... oui...
EMMA
Ah! sauvé ! sauvé !... courons le prévenir. (Elle sort par la gauche.)
BAPTISTE, avec attendrissement et baisant la tète de Lolotte qu'il lui prend à deux mains.
Va... Oh ! pauvre vieille !... merci de m'avoir apporté ces quarante-deux mille francs...
LOLOTTE, l'embrassant.
Mon pauvre Baptiste... pourvu que ça suffise !...
Ah ! tu as raison. Tiens, tiens, ajoute er.core ce que nous avions mis de côté pour voir Paris. (Il lui donne sa bourse.)
LOLOTTE
Mais il y a l'argent de notre voyage.
N'importe... nous retournerons à pied... c'est plus sain. Va, ma vieille!
LOLOTTE, l'embrassant.
Tout de suite. Oh! c'est bien, mon pauvre homme, c'est bien ce que tu fais là.
BAPTISTE, la conduisant au fond.
Moi, je reste; je veux parler à Paul. (Elle sort.)
OOOOSCGOOOOOOOvOOOOOiCOaC 0000000 GOOGOiCCGGGSCGCG:. .