APRÈS
— Médaille commémorative de Marienbad pour l'heureux dégraissement du roi Edouard.
(Lustige Blâtler, de Berlin, Sept. 1904).
lui, Edouard, n'est qu'empereur des Indes.
En France, il est des gens qui, volontiers encore, lui reprocheraient d'avoir laissé brûler Jeanne Darc et qui, le plus sérieusement du monde, se demandent s'il ne fut pas pour quelque chose dans la captivité de Napoléon I à Sainte - Hélène. Et puis, il y a l'affaire des Boërs, et Krûger. Vous n'ignorez pas qu'en notre beau pays, des milliers de gens furent boëristes, non point par sympathie pour un peuple qu'ils ignoraient , la veille, mais uniquement parce que c'était pour eux occasion excellente d'affirmer, une fois de plus, cette vieille anglophobie rentrée, maladie chronique qui réapparaît à certaines époques, en France et en Allemagne.
Voyez les images nationalo-populo et tout ce qu'on voudra en o du Grelot, les Tiret-Bognet, toujours bien campés, et le numéro de Y Assiette au Beurre : « Vive l'Angleterre! » signé Camara et Barrère(l), et cette page du Canard Sauvage, signée
Edouard vii et son sac.
(Life, de New- York, 1905),
Dans le fond, on lit : « Ceci est la mine d'Edouard VII. » Cette image fait partie d'une série de portraits-charge sur les souverains. (Voir, dans Lui, le portrait-charge de Guillaume II, page 25).
(1) Numéro du 2 mai 1903, La couverture représente Marguery, Dou«
Jean Villemot, qui s'élève à la hauteur d'un document sur les moeurs et les passions du jour.
D'un côté, la charge nettement accentuée de l'Oncle de l'Europe, homme du monde, homme de théâtre, homme de cheval ; de l'autre, la charge, mieux serait de dire la satire, de tout ce petit monde jockeyclubiste qui se figure, encore, compter pour quelque chose dans la France moderne.