LE ROI EDOUARD ET SES CONSEILLERS
Le roi Edouard. — <t On a fait de ce pays un désert et on appelle cela l'avoir pacifié » I.ors de la première visite du roi Edouard, le 5 août 1849, la population de l'Irlande était de H millions d'habitants. En 190?, elle n'est plus que de 4 millions.
Images de Phil Blake QYeekly treeman, de Dublin, 1901 et 1903).
VOX ET PRiETEREA NIHIL.
Madame le « Times ». — « Majesté, je vous en prie, ne dites rien qui puisse signifier quelque chose ».
Pat. — Soyez tranquille, Madame, je ne me préoccupe point de ce que ce gentleman pourrait dire. Je connais trop bien les raisons qui l'amènent. >
Caricature de W.-C. Mills (The Weekly Freeman,de Dublin, 14 mai 1904).
* Dans la caricature anglaise, le Times, ce rni des journaux par sa grandeur, son étendue et son importance, est toujours figuré par une femme ayant en guise de visage un cadran d'horloge, ce qui peut être considéré comme une enseigne vivante.
Pat personnifie l'Irlandais au même titre que John Bull l'Anglais, et depuis près d'un siècle son type graphique s'est en quelque sorte conservé toujours identique dans l'imagerie. L'image, elle-même, vise la venue du roi en Irlande, en avril 1904.
Personnellement, Edouard VII a fait preuve de très réelles sympathies à l'égard de l'Irlande, mais, soit dans son entourage, soit dans la presse, cette attitude bienveillante ne parait pas devoir rencontrer de chauds partisans.
Comme l'indique nettement cette gravure, on ne voudrait pas, dans le camp gouvernemental anglais, que le Roi se laissât aller à prendre des engagements ou à faire des promesses. Et de l'autre côté, l'Irlande, par l'entremise de Pat, laisse clairement entendre qu'elle est fixée sur la valeur et la portée de tout ce qu'on pourra lui dire.
LES CARICATURES FRANÇAISES ET ÉTRANGÈRES
IGI