LE ROI EDOUARD VU EN FRANCE
Loubet. — Quelle chance que ce ne soit pas sa couronne !
Le Tsar (à l'empereur Guillaume). — Aurais-tu cru cela de l'Oncle ?
Guillaume II. — Toujours parisien t
Caricature de Johann Braakensiek {Weekblad voor Nederland, d'Amsterdam, 3 mai 1903)
* Les mots en italique sont en français dans l'original. Cette amusante mais peu respectueuse caricature est destinée à montrer avec quelle facilité les étrangers transforment la République française en Nanti, en danseuse, en chahuteuse de bal public ! Autrefois, au temps où la Triplice triomphait, cela se voyait surtout en Italie. Aujourd'hui, cela se voit couramment, même dans les pays amis et sympathiques à la France, comme la Hollande. En réalité, ce que veulent exprimer par là les crayons étrangers, c'est que toutes ces visites royales à Paris sont dûes, avant tout, à l'attraction exercée par notre ville comme capitale du plaisir dans l'univers entier. Le rapprochement avec la France, désiré et réalisé par le roi Edouard, serait donc dû, surtout, à les en croire, aux souvenirs d'antan, aux souvenirs des bons moments que l'ex-prince de Galles passa en la société des plus jolies femmes de Paris. Si cela est — et pourquoi ne serait-ce pas ? puisque rien n'est plus naturel — on peut affirmer bien haut, alors, d'abord que d'autres souverains ont suivi et suivent encore l'exemple d'Edouard VII, ensuite que Nicolas II rechercha surtout notre alliance pour une question d'argent, — ce qui, à l'heure actuelle, est archi prouvé — et enfin que Lut voudrait recevoir la consécration parisienne qui manque à sa gloire.
^ amours printannières. Caricature de M
* La jeune première (l'Italie) met la rose à son corsage, entourée de ses deux gardes du premier rang s'avance Edouard, empereur des Indes, coulant de doux.regards d'amour tan vient le grand souverain de Russie, quelque peu hésitant à se présenter.
(La Rana, de Bologne, 17 avril 1903).
jlitti el Zanardelli, costumes en lemnies, suivant une habitude chère aux Italiens. Au er et hautain, tout bardé de fer. se présente le terrible guerrier Guillaume. En troisième