L ONCLE DE L EUS'J'E
* La Campana de Gracia, un des plus vaillants organes de l'idée démocratique en Espagne, il serait plus juste de dire en Catalogne, car si la Catalogne et l'Espagne constituent, politiquement parlant, le même pays, en réalité rien n'est aussi différent. Les Catalans, très francophiles, sont espagnols le moins possible, juste ce <%i'\l faut pour ne pas amonceler sur eux les Toudres du pouvoir central. I. 'Espagne, pour eux, c'est la Castille : il y a une langue castillane,' un gouvernement castillan; ils n'admettent pas que les Madrilènes aient la prétention de représenter, à eux tout seuls, l'Espagne.
Et de même qu'ils sont francophiles, par suite du rapprochement des idées, de même ils sont anglophobes.
Si, Edouard n'est pas souvent représente par les caricaturistes de la C-.nnpana de Gracia — tant de fois suspendue, frappée de lourdes amehdcs, cl toujours renaissante — invariablement il y figure le couteau... catalan à la ceinture, en boucher des peuples. La légende de la présente image prêle à un jeu de mots suffisamment compréhensible pour tous, étant donnée la réputation de galanterie d'Edouard VII.
LES CARICATURES FRANÇAISES ET ÉTRANGÈRES ?09-