‹ L'oncle Million: comédie en cinq actes et en versChapitre 110 sur 122 · V. ROUâSET · texte numérisé non relu

V. ROUâSET

Le fait est que le titre a Tallure assez piètre!

ETIENNE, avec feu.

Pour vous,monsieur,pourvous; mais pas pour moi peut-être ! C'est une illusion, lorsque je lis ces vers, J'entends les nids chanter dans les feuillages verts, Je me crois tout à coup au fond de la campagne, . Sous ces grands bois que j'ai dans la Basse-Bretagne... Et que... vous savez... non, vous ne savez pasf, vous... Que j'oflVe, comme étrenne, aux deux jeunes époux...

M. ROUSSET, ébahi.

Vos grands bois!...

ETIENNE, feuilletaut le livre.'

Un nouveau plaisir à chaque page. . .

Le vieux moulin... morbleu! c'est un joli tapage. Le flot glapit, la roue a de l'écume aux dents... On dirait que l'auteur a vécu là-dedans...

Tous les vers font tic-tac et sont blancs de farine !. . . Fa moi, je sens mon cœur battre dans ma poitrine, Car je songe, en lisant, au vieux moulin que j'ai, Celui qu'on entend geindre, ainsi qu'un homme âgé. Quand on passe, le soir, dans ces plaines superbes

Il se lève.

Dont Alice bientôt fera faucher les herbes!...

M. ROUSSET, éclatant.

Vous n'épousez donc pas, comme on le croit si bien?. . .

ÉTIE^NE, avec bonhomie.

Non; mais à quel propos la question?...

M. ROUSSET, vivement.

Pour rien!.. .

ETIENNE, frappant sur le livre.

Ce ne sont toujours pas de ces pièces guindées. . .

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