‹ L'oncle Sam: comédie en quatre actes, en proseChapitre 138 sur 142 · Robert, Sarah · texte numérisé non relu

Robert, Sarah

mais tu vois bien!... Ne sors pas! Je ne veux pas!... Je te le défends!...

ROBERT, roulant se dégager.

SARAH, de môme.

Ah! je t'aime 1... reste donc là dans mes bras, puisque je t'aime !

ROBERT, voulant se dégager.

Mais il est capable de tirer sur toil...

SARAH, se cramponnant à lui.

Qu'il le fasse!... (Falrfax reparaît gur l'escalier qu'il descend, ei* «e courbant pour n'être pas tu.)

ROBERT, la prenant dans ses bras et l'entraînant vers sa chambre

Mais viens donc, malheureuse!...

SARAH, se cramponnant pour rester.

Non! Robert, mon amour! je t'en supplie! Je ne veux pas! je ne veux pas! ■

ROBERT, l'entraînant malgré elle.

Et moi, je Veux!... (Ils disparaissent dans cette chambre.)

SARAH, dehors, luttant encore.

Non! non! Ah! Dieu!... (au moment même où ils disparaissent Fairfax rouvre la porte vitrée, en rasant vivement le mur, et descend à l'extrême gauche, le revolver en arrêt; là, il trouve la porte du oabipet du premier plan entr'ouverte, l'ouvre, et toujours l'œil fixé du côté de Robert, s'y jette, tenant la porte entre-bâillée , et prêt à tirer sur Robert dès qu'il sortira de la chambre de Sarah. Derrière lui, sur l'escalier, ont paru les gens de l'hôtel, en curieux. — Des domestiques, des voyageurs, des dames, les lecteurs dû cabinet de lecture avec leurs journaux. — Samuel avec une lorgnette : madame Bellamy, venue de la gauche du palier, entre derrière Fairfax, sur ses pas, sans être vue de lui, s'abritant derrière l'arcade, au moment où il se retourne pour entrer dans le cabinet; dès qu'il y est, elle suit le même chemin que lui, rasant rapidement le mur; tous les curieux descendent d'un pas; arrivée près de la porte du cabinet que Fairfax tient entr'ouverte, elle saute lestement sur cette porte, la pousse, la ferme, tourne la clef, et le fait prisonnier dans le cabinet, aux applaudissements de tous les curieux, qui ^nvahhr,mt la vestibule et paraissent à toutes les portes, regardant avec prélautto- .

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