ACTE DEUXIÈME
LUCREZ1A, tendant la main.
Si!... mais c'est le double!...
ROBERT y mettant une antre pièce d'or.
Je paye comptant.
LUCREZIA, lui donnant un baiser sur la joue.
Moi aUSSi!... (Elle remonte arec Sarah et continue sa quête.) ELLIOT 1 , à Bobert.
Eh bien, ce n'est pas gentil, ça?...
ROBERT, ravL
C'est délicieux...
BELLE, acoourant et entraînant Billot.
Lance!... mon chéri, venez prendre le thé. (Tout ie monde
remonte lentement yers le salon du fond, où Sarah et Angela reraent le thé, pendant ce qui suit. Tous les groupes s'y installent peu à peu dans des attitudes fort tendres.)
ROBERT, les suivant des yeux, tandis qu'ils s'éloignent, et contemplant ensuite le tableau. — Après un moment de silence, où l'on n'entend que la musique lointaine.)
Délicieux... et inouï!... Ce-tendre éclairage!... ces fleurs! ces parfums !... cette musique au loin !... ces meubles si bien faits pour les attitudes penchées!... Soirée de demoiselles
dans le NOUVeaU-Monde! (Musique de danse lointaine; le bruit des voix s'apaise, il est seul dans le salon, assis à demi sur le dossier du canapé de
droite.) mon doux foyer paternel, que tu es loin!... c'est l'heure où, dans le grand salon, mon père fait tout haut la lecture accoutumée, à ma pauvre mère, qui croit l'écouter et qui pense à moi !... De mes sœurs, la plus jeune brode àrses côtés... et silencieusement, l'aînée va et vient, préparant le thé du soir... Tout à l'heure, elles gagneront doucement leurs chambres de jeunes filles, toutes chastes, toutes blanches, ... et la mère ne s'endormira qu'après elles...