‹ L'oncle Tom drame en cinq actes et neuf tableauxChapitre 35 sur 93 · ACTE II, TABLEAU III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE II, TABLEAU III, SCÈNE IX

L'AnBEBGlSTB,

D*ordinaire oui, mais le bateau ne va plus. —Vous auriez besoin de passer? — Vous paraissez bien inquiète. <^ Voas allez peut-être voir quelqu'un do malade?

EMSA.

Oui, c'est cela, j'ai un enfant qui est on danger. Je Tai appris hier au soir, et je suis venue sans m'arrôter jusqu'ici, dans l'espoir d'y trouver le bac.

l'aubergiste.

Ecoutez: — il y ;i un homme qui tantôt a annoncé qu'il essayerait de transporter des marchandises sur l'autre rive, vers le soir, pour peu que la chose devînt possible. Je vais voir cet homme, et lui parler de vous. En atlend.mt, voilà un enfant accablé de lassitude, —-faites-le dormir là. (Il désigne la chambre^ à droite.) Et s'il se peut, dormez aussi à côté de lui. Je viendrai vous réveiller quand il sera temps. On ne vous dérangera pas, soyez tranquille, soyez tranquille.

ELISA

Merci, Monsieur, de toutes vos bontés.

l'aubergiste, appelant.

Holà« vous autres! (Deux garçons paraissent,) Transportez tous ces meubles dans la grande salle pour la réunion de demain, et ne laissez pas entrer ici. (il EHsa.) Courage I courage I {Let garçùns enlèvent tout.)

SCÉMË IX.

ELISA^ seule dans la chambrs de gauche.

Dors, pauvre petit î — Toi tu peux dormir l — Quelle Duit| mon Dieu ! quelle fuite ! — Quitter ainsi la seule maison que f aie jamais connue ! Séparée de mon man, entourée comme lui de mille dangers, seule avec mon enfant au milieu des bois^ ma tendresse pour Henri m^a soutenue, et je marche depuis plus de douze heures, mais je sens que mes forces étaient à bout; — (juelques pas de plus et je serais tombée ; — la fatigue me brise et m'anéantit. — Mon Dieu , si j'allais m'endôtmir ! Voyons, — celte chambre ferm(î-t-elle bien ? [Elle regarde à la porte qui communiqm avec Vautre pièce.) A cette porte un verrou, — puis celte fenêtre qui iloiine sur le fleuve. (Fenêtre au, fond de la chambre de gauche ) — Personne ne peut donc entrer ici, — personne ne viendra que l'hôte dont je reconnaîtrai la voix. {S'approchant du fauteuil dans lequel elle a placé son enfant endormi.) Le sommeil lui rendra des forces — età moi la prière, (/s// * s agenouille devant le fauteuil, — prie à voix basse, puis peu à peu s'endort^ la tête appuyée sur le fauteuil, et toujours a yenoux prè^ de son fils.)

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