AGT£ 111, TABLEAU S. SCÈNE VJ
* ÉVANGIÎMKE.
Mais, papa, il ne sait rien du toui.
SAINT- CLAIH.
Il a du moins la franchise de Tavouer.
ADOLPHE
Tenezi j'ai vu tout de suite que vous me conviendriez.
SAINT-CLAIR
Vraiment I
ADOiPBB.
Oui, TOUS aves des maniè;rea distinguées^ du beau linge, T09S portez des breloques 4*or vous avez des gapts..» Vous m'é convenez absolument., je suis sûr de ne pas trouver mieux.
SAmT-cuiR, se letMifit.
Faquin ! sais-tu si tu me conviens, toi?
ADOLPHE
^ Qu'est-<» qjuMI vous faut, Monsieur? un valet de- chambre diiE^ngro comme tous, élégant eomtne vous, sentant f eau de Cologne comme .vous... Eh bien, Monsieur, je perds me$ avanraj^ sous ces affbeu haillons ; mais mettez-moi un habit vert, une culotte orange, des bas de soie, des gants el un chapeau galonné; aussit6t.tout te monte se demandera : A qui donc ce joli domestique?... c'est au moins & un prince... £t vous direz : C'est à moi ! et je n*ai payé ce trésor... ce bijou... ce diamant... que 450 dollars !
sAurr-CLAïa.
Ah ! c'est ton prix*
ADOLPHE
C'est le prix que m'a payé M. Kentucki.
SAINT-CLAIH.
Mais il tient peut-èlre à garder ce trésor, ce byou» ce diamant?
ADOLPHE
11 faudrait qu'il sût l'apprécier, et il ne se doute pas de ce que je vaux. Qu'il rentre dans ses déboursés et il me remplacera parn'importe qui?
SAIHT-CLAïa.
Écoute... tu ne sais rien... tu ne dois être bon à rien... mais, puisque je te conviens si parfaitement, ja te pvends.
• • ADOLPHE
Vrai, Monsieur, vrai !
SAlNT-CLAlR.
Oui, oui, je crois que lu m'amuseras. {Allant à Evangeline,) Tenez, ma raie, il remplacer^, sans trop de désavantage, le singe que vous aimiez tant... Allons, si ton maître veut te céder pour 450 dollars, tu es à moi.
iO L'ONCl^Ë TOM.
AOOLFRB.
Valet de chambre 1 je serai valet de chambre !•.« quel tonheur! Je vais trouver M. Kontucki... ça va être fait tout de suite... valet de chambre I... tra la la.., yo yo yo I ( /( sort en dansani et en ehanUmt,)