LES PASSAGERS
C'est juste.
KENTUCKY
Fort bien... que puis-je à cela, Monsieur?
LOCKER.
Mille diables ! vous pouvez, vous devez me les renére.t. ça les voilà près de vous, tous les deux. {ÉiUaseièoe.)
KENT1ICKY.
A merveille... Mais ot est la preuve de ce que vous dites?
lOGKKR.
La preuve !... pardieu I cette femme ne peut nier qu'elle soit à moi.
Klisa.
Je ne vous appartiens pas... vous mentez I
KBNTUGKY.
Vous entendez ?
iiOCKva.
Bieii, la belle... nous réglerons tous nos comptes à la ibis^ et je te ferai payer cher ton audace... filais j'ai là de quoi te confondre... Topsy, approche , approche donc... tu étais esclave avec ce te femme à ThabiUitiOQ Shelby, regarde-la et dtelare que cette bmme est bien Éiisa.
SAlHTrCUlR.
Élisa!
Tom.
Élisa... eh... hi I hi ! hi !... je ne l'ai jamais vue.
LOCKBR, levant son fouet sur Topsy, Petite misérable l
TOPST.
Hi ! hi ! hi ! maître qui veut me faire mentir. Top?^y, Topsy, pas mentir, jamais, jamais. {Elle se sauve, voyant le geste de Locker.)
KENTUCKY
Fini5;sons-eQ, Monsieur I... avez-vous un papier, un titre de M.SheU>y?
LOCKER.
J'ai ma parole. La loi dit qu'en levant la main et en prêtant le serment, un blanc peut revendiquer le nègre qui est à lui. Je lève la mam et je suis prêt au serment.
SAIMT-CLAIR.
Permettez, Monsieur... votre parole ne suffit paS| tant que ridentitô de resdave n'est pas ciairamen t établie.
4i L*ONCL£ TOM.
inmiCKT, et tous m pasbacbhs.
Cest Juste.
SAINT-CLAIR
Prouvez donc l'identité d'abord.
KEKTUCKY .
Ce gentleman a raison. {Mouvement des dames auprès d'E^ Usa.)
SAINT-CLAIR
Prouvez que cette femme est bien FoRclave que vous cherchez. (A Élisa.) Voyons, Madame, ôles-vous la personne qu'un réclame, èt6s-vou8 i'dsdave Élisa, ayant appartenu à M. Shelby ?...
KBRTnCKT.
Rien qa*un oui ou un non... si vous dites non, le reste me regarde.
Répondez.
Non.
* MÂMES.
Âbl
LOCKB&, à EUâO^
Ifille tonnerres I vous osez...
KENTDCKY.
Olî ! pas de menaces, pas dr- ^^estes... je suis maître à mon bord... tant que vous n'aurez pas prouvé que cette femme est une esclave et qu'elle vous appai tient, elle est pour moi une femme libre^ une femme digne de vos respects, digne de ma protection..* enfin, c'est une femme, et vous n'y toucherez pas.
LOCKEK.
Mes respects!... ah î c'est trop fort, et je... (.// va pour frapper Élisa; les femmes poussent un cri et éloignent Élisa.)
KENTUCKY lut arrache son fouet.
Qu'est-ce que c'est? ne bougez pas, ou sinon... Je suis maître ici... et si vous laites du bruit... si vous troublez Tordre, je vous fais prendre par mes matelots, et je vous fais jeter à fond de cale. {Les matelots viennent se ranger sur le devant,)
MAAKS , bas à Locker,
Filons doux 1
LOCKBE, à part.
Soit ! il me paier» ça plus tard. (Haut.) Eh bien, parlons doucement
KBRTUCKY, fut tendant êw fouet.
Parlons doucement I... (il fait signe à eeêmatdets»)