‹ L'oncle Tom drame en cinq actes et neuf tableauxChapitre 50 sur 93 · T.OCKER · texte numérisé non relu

T.OCKER

Je m'y attendais.... mais toi» Tom, tu diras la vérité.

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SAiiiT-Gl.iMJR, à Locker,

Un moment..^ Gai homme m'appartient. (Allant à Tom,) Osl à moi de rinlerroger... Écoutez-moi bien, mon ami... voire fiUe Élisa sV^st enfuie avec son enfant qu'on avait vendu; cet homme la réclame au nom de la loi , et la loi veut qu'on la lui livre si son identité est constatée... Maintenant, Tom, cette. f^mme est-elle bien Élisa, cette femme est-elle votre ûlle? (Jï/isa lui présente son enfant de loin.)

LOCKER, apercevant la Bible que Tom tient à la main.

Il va mentir aussi... mais je veux qu'il mente, la main sur la Bible... Allons, vieil hypocrite... jure à présent que cette femme D*est pas ta ûlle. (Tom regarde sa fille et plmre,)

LOCRER.

Il ne s'agit pas de pleurer, mais de répondre... la Bible est ouverte... ta main est sur la Bible... jure, maudit, jure, cette lemme est-elle ta iille?

TOM

Oui.

ÉLISA

Perdus, nous sommes perdus 1

TOM, tombant à genoux.

Pardonne-moi, ma ûlle... mais je pe peux pas mentir à

Dieu l

SAlNT-CLAm.

Tom, relevez-vous... on ne vous prendra pas vos enfants. (A locker,) Que voules^vous de cette femme et de son fils?... * Pariez... mon portefeuille est ouvert.

LOCKBR.

Refermez-le, Monsieur...

MARKS

Gomment, tu refuses ?

LOCKBR.

L'enfant appartient à Ilalley, lui seul a le droit de le vendre. Quant à cette femme... à cause d'elle, on m'a menacé, insulté, on a parlé de me jeter à fond et pour moi la ven-

geance ,passe avant Pintérôt... Cette femme est à moi, j^ la

Sarde. (Elisa traverse.) Son enfapt m'appartient, je le veux, et e ce moment c'est à moi, et à moi seol^ que le capitaine Kentucky doit aide et protection,

iSlisa.

Cest impossible... dites donc à cet bomme qu'il a menti.

KENTUCKY

Comme tout citoyen de TUnion je dois, quoi qu'il m*eiicofttet obéissance à la loi.

Musa.

Oh ! ils n'avaient donc pas d'enfants, pas d'entrailles, ceux qui ont permis qu'on séparât le fils de sa mère... et vous, vous tous, vous m'abandonnez? (Embrassant Henri.) Pauvre petit... tu n'as plus mol ppur défendre... Vous ne pouvez rien ,

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