‹ L'oncle Tom drame en cinq actes et neuf tableauxChapitre 55 sur 93 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

us HÉiiBS, BVANGELINB^ elle est pdU, amaigrie^ et pmU affai--

B?Aii6BUifB^ mi^trafd de droiUy et venant s^aeseoir à gauehê, soutenue par miss Jeanne* Miss Jeanne, voici une lettre qu'il faut envoyer à la poste tout de suite.

jeauiib.

Une lettre...

tfVàllOBUlIB.

Elle n^est pas de moi, elle est de Tom.

TOM

De moit

JBAHNB.

Vous savez écriret vonst

BVANOBLniB, sowriant.

Hum! hum 1 hier, i'âi vu Tom essayant de tracer des lettres, des mots sur une ardoise; il n'y réussissait guère... Il m^avoua qu'il voulait écrire k madame shelby, son ancienne midtresse.

TOM

J'y ai renoncé, Miss.... je ne pourrai jamais.

EVA.NGELINB.

Tu voulais apprendre à madame Shelbytoutce qui s'est passé sur le pnquebot, puis lui rappeler la promesse qu'elle t'avait ^ faite de renvoyer de 1 argent pour te laclicter... Eh bien ! je me suis souvenue de tout cela, j'ai écrit ta lettre, et je Tenvoie à la poste... Es-tu content? {Elle donne la Uttre à miss Jeanne.)

Oh ! Miss... (// prend sa main qn*il porte à ses lèvres^ à part.) Comme elle est brûlante^ cette main ;

JBANNB, à Tom.

Comment, vous voulez vous faire racheter? Est-ce que vous n'êtes pas bien traité ici?

EVANGELINE, à elle-même.

Oui, il sera bien dans cette maison, tant que j'y serai!... mais... (Haut.) Tom, comiûen iaut^il de temps pour qu'une réponse arrive ?

TOM

Un mois*

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BVAN6ELINB, à elle-même.

Puis l'argent ne sera peul-élre p;is prêt... (Se levant, hauL) ÂUoos... tu ne pailiras pas avant moi.

TOii^ kt regardant.

knni vaas?

BTAII€ELIN«.

Ta ne ma quitteras pas, Tom... ^ra moi qui te quitterai

TOM

Me quitter, vous 1

JEANNE, à Tom,

Sans doute... Monsieur a parlé, Tautre soir, de faire avec mademoiselle un voyage en Italie^ et certes il ne vous emmènera pas.

EVANGEMNE, à part.

Pauvre père l (Haut,) Viens, Tom... la mer doit être bien belle aujourd'hui.

TOM, la regardani Unijaurs.

Il y a loin, Miss... Voua avez passé une mauvaise imii*. i^nis* quand yous marchez, à présent^ vous vous fatiguez bien vile*

BVANGBI.INE, à mi-VOlX.

Là-bas, nous aurons labrise... ici, je ne respire plus... Viens, viens vite. ' -

TOM, la iuivant, et à pàrt.

Oh ! je parlerai au maître, tout à rheuiie. {ile mteat par U

fond à gauche,)

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