EVANGELINE
Père, il y a des confidences que je veux te faire depuis longtemps... et qu'il faut que tu entendes avant que je sois plus malade... Vois-tu, beaucoup de choses m'af&igent ici...
SAINT-CLAIR
Dis-moi le sujet de tes peines, ange aimé?
EVANS^LINB.
Je suis triste de songer que nos pauvres serviteurs, qui ont tant d'amitié pour moi, resteront toujours esclaves ! Je voudrais qu'ils fussent libres^ et Tom^ oh I Tom le premier 1...
8AINT-GLA1B.
Evangeline, tu mérites bien ton nom.
Faites cela pour iiioi^ a?ant... avant que je tous quitte.
SAllIT'CUm.
Mè quitter»., toi, mon ange adoré... Oh ! non!., non !.. Evangeline^ tu soutGres donc bienf
BVARGELINE.
Non... je n'aurais pas la force de souffrir... Père, dis-moi que tu feras ce que je te demande, et je serai bien heureuse.
SAINT-CLAIB,
Tout ce que je possède est à toi...
BVANGELINE.
Merci (Saint-Clair fait signe aux esclaves d*approcher)^ vous Tavez entendu... Un jour vous reverrez vos familles, votre pays... Pauvres gens... Père... ces longues boudes me gênent...
ACT£ i¥, VI, SCÈNE XIU. «
tu en étais fier, je le sais, mais mon front ne peut plus les porter, tiens, coupe-les moi...
Gomment, tu veux?..*
EVANGEtJNE.
Je f en prie... {Tom passe des ciseaux à SairU-Clair ^ui coupe quelques boucles.)
ËVANGELINE^ GUX BSClaveS.
Approchez... Vous m'avez tous aimée... Je veux que vous em-
Eorliez un souvenir de moi... Tenez, pour chacun de vous, une oucle de mes cheveux... Quand vous la regarderez, pensez à Ëvangeline qui vous aimait (les nègres baisent le bas desarobe^ à Jom), pour toi la plus belle...
SAINT- CLAIR
£nfiuit, tu me déchires le cœur l...
A présent, père, embrasse-moi, car mes yeux se ferment, je crois que je vais dormir... oui, dormir, comme on dort dans le deL (Elle s* évanouit dans lês 6nu de SairU-Clair»)
AAIHT-CLAIB*
Ha fille, mon enfant, elle ne m'entend plus!