MAR
A celui des deux voyageurs que j'ai laissé ici et qui m'attendait pour... (Allant à la cheminée.) Tiens... ce pauvre homme s'est endormi.
KBxNTCCEY.
Nous n'étions pas seuls... (il Marie.) Connaissez-vous ce voyageur ?
MARIE
C'est un esclave émancipé pnr M. Saint-Clair, à ce que vient de m'apprendre son camarade qui est là haut.
ÉLISA
Un esclave de M. Saint-Clairl
smocKT, prenant h lumière des mains de Marie. Sic'étaitl...
ÉbUk, qui Fa suifH.
Ah ! mon pàre.
> HABIB et BACHEL.
Sonpèret
KBBTOCKV, vivement.
Chut, souvenez-vous du paquebot, soyez prudente... venez.
70 L'ONÇi.E TOM.
Vous voulez que je parte sans qu'il m'ait vue? Il pleure sa fille morte e^ yo^s ne vouliez pas que je \m (Use : Coiiaic4e-taî, ta fille existe. *
KBRTOCET.
On lui apprendra tout, mais quand vous serez en sûreté... Puisqu'il est hbre il pourra venir vous rejoindre.
ÉLISA
Oh ! je ne partirai pas sans l'avoir embrassée du inoins.,. Rassurez-vous... jeûe réveillerai pas... [Se mutant à genouo) et baisant m mains.) Mon bon père, pour ne pas mentir & Dieu» ni à ta conscience. . . tu m'as perdue... Oh ! mais je te pardonne je t'aime, je te bénis mon père.
TOM, eomtnê aaiU par un rtftw.
Élisa... ma fille... je Tai tuéel
tfLISA.
Vous rentcndez... il me pleure... il s'accuse... de ma mort. Oh î dût-il me perdre encore. (Elle fait un mouvement qui ré" veille Tom... Celui-^ci aperçoit, dans une demirobscuirUé^ sa fiUe âgemmDâmmilui.)
lom. ^
Mon Dieu» vous avez eu pitié : vous m'envoyez un doux rêve... Oh 1 ne t'efface pas chère et cruc|)ie Image... Non... elle reste devant mes yeux... sous ma main, {ti avance la main et touche EUsa, à part,) Âh 1 ce n*est pas un réve... un fltntôme c'est Blisa... Vest ma fille... ma fille vivante!... vivante !...
Oui, mon père^ un miracle m*a sauvée.
KBNTUCKT.
Songez qu^Blisa vivante appartient à Loker.
ÉLlSA.
A celui qui m'a pris mou fils.
TOM
Ton fils! ton fils!... que par moi tu as perdu... mais que par moi tu vas retrouver...
IBLISi.
Justice du ciel I... qu'est-ce que vous avez dit, mon père ?
TOM
Je dis que le bon ange qui m*a fait libre, m'a fait aussi presque riche, et m'a dit en me donnant tout son trésor de jeune nlle : Va, pauvre Tom, cherche ton petit Henri; situ retrouves sa trace, voilà de quoi le racheter, apprends-lui mon nom pour que lui aussi prie pour Evangeline... Alors j'ai juré de consacrer les jours qui me restaient a chercher notre Henri. Georges, ton mari, s'était donné la même tâche, mais il a été moins heureux que moi... le Seigp^uç. m'a guidé... la trace que je cherchais, je l'ai trouvée.