‹ L'Opéra-Comique pendant la Révolution de 1788 à 1801Chapitre 35 sur 38 · Partie des chœurs · texte numérisé non relu

Partie des chœurs

Arr.èté de fixer le nombre des personnes des chœurs, quand

aux hommes, dix-huit, cy i%

femmes, douze, cy 12

Réduire l'orchestre à quarante-deux instruments, cy . . . . 42 jEt quant à la danse, supprimée en entier.

Arrêté au Comité ce 29 pluviôse an 10 .Signé : Ghenard, Rezicourt, Gavaudan, Dozainville, Soliê, Elleviou, Martin, Juliet, P, Gaveaux,

COMITÉ DU 2 VENTOSE AN X (Madame Paulin.)

Le camarade Martin ayant exposé au Comité que le camarade Paulin a établi mad* son épouse marchande, et qu'elle débite rouge, gants, poudre, et autres objets nécessaires au théâtre, et qu'à cet effet il désire établir un petit entrepôt de marchandises dans le passage avant d'entrer sur la scène, près du cabinet du souffleur et attenant à la loge de M ma Dugazon, afin qu'on soit à portée de pourvoir ce dont on aura besoin pendant le spectacle, sans en sortir, si le cas l'exige ; le Gomité, considérant que ce projet pourra être commode aux acteurs, arrête qu'il autorise le camarade Paulin à établir pour mad* son épouse le petit entrepôt ci-dessus, lui observant néanmoins de ne pas obstruer le passage ni le local dans l'endroit désigné.

Fait au Comité, ce 2 Ventôse an 10.

Signé : Solié, Dozainville, Chenard, Juliet, Rezicourt

COMITÉ DU 7 VENTOSE AN X (Réductions de dépenses»)

Le Comité, considérant qu'il faut dans le plus bref délai procéder aux opérations qui tiennent à l'épargne et à l'œconomie, d'après le plan du camarade Rezicourt détaillé dans son rapport du 22 Pluviôse, croyant, pour accélérer la besogne, nécessaire de nommer des commissaires, délibère et arrête que les camarades Solié et Chenard s'occuperont conjointement avec le camarade Rezicourt des objets cy après, afin d'en diminuer la dépense dans chaque partie, autant qu'il sera possible, savoir :

La garde Les ouvriers du magasin

Le luminaire Les ouvriers du théâtre

Les postes L'imprimeur

Le tapissier Le ferblantier

Le blanchissage — et tous autres objets et frais imprévus.

Le Comité arrête dans le même tems qu'il sera écrit aux acteurs et actrices pensionnaires qui sont de la réforme à la fin de leur engagement, que s'il se présente pour eux une occasion favorable dans les départements avant même que leur engagement finisse, il leur sera permis d'en profiter. Fait au Comité ce 7 Ventôse an 10.

Signé : Juliet, P. Ga veaux, Solié, Chenard, Dozainville, Gavaudan, Rezicourt.

(AT»* Méon quitte la Société.)

Le Comité a fait lecture de la lettre de M ,,e Méon, par laquelle elle propose de renoncer à la Société et à son seizième de part, et à tous les droits y attachés, moyennant un dédommagement de douze cents livres, qui lui serviront à payer ses dettes et quitter Paris pour aller s'employer dans les départements. Le Comité arrête d'accepter le désistement de M ,,a Méon; mais eu égards aux circonstances dans lesquelles se trouve la Société sur l'état de ses finances, le Comité ne peut porter à 1.200 livres le dédommagement demandé par M" 0 Méon, et lui accorde la somme de sept cent vingt livres.

En conséquence, le caissier est authorisé à prendre sur les fonds de la part en séquestre lad ,e somme de sept cent vingt livres et la remettre entre les mains de M. Pérignon, notaire, qui payera à M ,le Méon, au moment de sa renonciation à l'acte de Société et à l'abandon de son seizième de part, et de tout droit passé et à venir résultant de la qualité de Sociétaire.

Fait en Comité ce 24 Floréal an 10.

Signé : Juliet, Chenard, Gavaudan.

MEME COMITÉ {Gratification à M"* Pingenet aînée.)

Le Comité ayant été satisfait du travail assidu et du zèle de la camarade Pingenet aînée, et considérant qu'elle n'a qu'un traitement de deux mille livres, qui à peine lui suffisent aux dépenses des habillements, délibère de lui accorder une gratification de mille livres pour l'année, et authorisé le caissier à lui payer sur le champ la somme de cinq cents livres pour les six mois échus, sur les fonds de la part qui est en réserve, se réservant le Comité de lui faire payer les autres cinq cents livres à la fin de l'année, sur l'espoir qu'elle continuera à donner des preuves d'utilité, comme elle a fait jusqu'ici.

Fait au Comité ce 24 Floréal an 10.

Signé : Solié, Gavaudan, Dozainville, Juliet, Elleviou.

OMITÉ DU 1 er PRAIRIAL AN X

{Avance faite à Fleuriot.)

Le Comité a fait lecture de la lettre du camarade Fleuriot, par laquelle il expose ses besoins urgents et surtout ceux que lui augmente la maladie de son fils

Il expose qu'une somme de six cents livres lui est indispensablement nécessaire pour s'acquitter de ses dettes, et propose qu'elles lui seront retenues à raison de cent livres par mois, si le Comité veut les lui avancer. Le Comité, voulant aider dans un moment aussi urgent le cam d « Fleuriot, arrête d'autoriser le caissier à faire l'avance cy dessus, et afin que la retenue de cent livres par mois ne prive pas d'existence le cam de Fleuriot, délibère de réduire la retenue à cinquante livres seulement, de mois en mois, jusqu'au parfait remboursement. Ce prêt sera fait sur les fonds de la part en réserve, que le caissier remettra pour sa retenue.

Fait au Comité, ce 1 Prairial an 10.

Signé : Chenard, Jcuet, Gavaudan, Rezicourt, Martin.

{Acte de bienveillance du Comité.)

Le Comité arrête de donner à la veuve et fille de l'ouvrier décorateur décédé un secours de trois mois d'appointements.

Le caissier est autorisé, à la fin des mois de Prairial, Messidor et Thermidor, de leur payer la même somme, comme s'il existoit.

Signér: Dozaînville, Juliet, Elleviou, CsenaRP, Gavaudan.

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