‹ L'opera des gueux. Traduction intégraleChapitre 16 sur 55 · IR · texte numérisé non relu

IR

Par monts tt par

Mon amour reconnut ;

J'allais de fleur en fleur.

Une seule à présent

Les éclipse.

POLLY

Fussicz-vous condamné à la déportation que, bien sûr, mon chéri, vous ne m abandonncricx pas, n'est-ce pas ?

MACHEATH.

Rien au monde ne pourrait me séparer de toi ! On priverait plutôt le courtisan de sa pension, l'avoué de st^ honoraires, la jolie fille de son miroir, on arracherait une femme au quadrille : mais me séparer de toi est impossible !

Si j'échouais au Groenland,

Serrant entre mes bras ma belle.

Chaude s'écoulerait la nuit polaire

En dépit des glaces étemelles.

POLLY

Si j'étais une esclave Sur le sol indien,

Sitôt Bni le jour brûlant.

Je raillerais le suffoquant labeur.

En reposant contre mon enchanteur.

MACHPATH.

Je vous aimerais tout le jour,

Et les nuits seraient «lux «.«tt uses,

MACHEATH.

Si trndrement vous me suivir?^

POLLY

Bien loin par delà les collines.

Oui, je voudrais partir avec toi. Mais comment Icxprimerai-je? Je dois être séparée de toi II fuit que nous nous quittions.

MACHEATH.

Comment? nous quitter!

POLLY

Il le faut, il le faut. Mon papa et ma

maman se liguent contre ta vie. Dès à présent ils te recherchent. Ils préparent des témoignages contre ta vie. Ton existence ne tient plus qu'à un fil.

r* Héù^mm ^^ séparer, quelle douleur !

Te quitter, comment le pourrais-je?

Je ne peux pas t'abandonner.

Mais de peur que la mort

Ne brise mon amour

Et ne t'amène à la charrette.

De mon cœur meurtri je t'arrache !

Va-t'en, laisse-moi te quitter.

Un baiser... encore un baiser... sauve-toi... adieu

Mon cœur est si fortement rivé au tien, ma chérie, que je ne puis relâcher mon étreinte.

POLLY

Mais mon père t'appréhendera et je perdrai alors toute lueur d'espoir. Quelques semaines amèneront peut-être une réconcilia-

ôon générale. Ta Poil y recevra- t-cllc des nouvelles de toi?

MACHEATH.

Alors, faut-il que je m*cn aille?

POLLY

Et rabsence n*altérera-t-clle pas notre amour?

MACHEATH.

Si vous en douter» laissex-moi rester et être pendu.

POLLY

Quelle crainte j'éprouve ! Comme je tremble ! Panex, mais quand la sécurité vous le permettra, vous serex sûr de me revoir ; jusqu'à ce moment, Polly sera malheureuse.

MACHEATH.

L'avare ainsi voit le shilling Qu'il va falloir débourser.

AIR it.

Oêllmmâm

Et soupirant il y renonce.

Le croyant à jamais perdu.

(Ils se séparent, se regardant tendrement l'un l'autre, lui et elle chacun à une porte.)

POLLY

Ainsi l'enfant quand son moineau s'envole. Suit des yeux Toiseau en silence ;

Mais sitôt qu'il a disparu.

Gémit, sanglote et se lamente.

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