EE PS
qui ne soit contraire aux lois du goût et de la
. sonorité. Dans l'opéra une voix émue et pé-
nétrante suilit aux situations les plus violentes. Les notes phénomènes ne peuvent que
dait une voix d'un volume fort ordinaire, mais il avait la sensibilité, cette étincelle divine que ne remplacera jamais l’uf le plus formidable. Ses plus grands arlifices étaient un goût exquis et une grande simplicité, résultats d’une longue expérience et d’études constantes. La
nature même de sa voix lui permettait d’avoir
une souplesse, une agilité que Duprez n’a jamais possédées. C’est de ce dernier que
date la recherche de la force dans le chant,
recherche jadis critiquée par J.-J. Rousseau dans le chanteur déliotte. Au lieu d'un sen-
timent vrai, d'une émotion forte, le chanteur, en faisant violence à l'oreille, n’obtient qu'une
surexcitation des nerfs. Si dans cet ébranle- . ment les amateurs recherchent l'idéal de la
force, un coup de canon ferait bien mieux leur affaire.
La France cependant a puissamment con-
troubler l'harmonie générale. Rubini possé-
| | ibués au Asvolopoautit de l'art RE sh A ) 1 ne peut le nier. Le peuple y est essentielle. | . ment artiste. Tout ce qui sort de ses mains "porte un cachet d'élégance et de bon goût;
mais le goût et l'éducation, plus que la voca-
tousles genres, nous avons partoutde g grandes . individualités, mais point d'aptitude SAS
y voir une preuve de l’excellence de la natures
citent tous les jours, que la prière, pour le À j consciences naives, est une excitation à la «
‘à CRI à LS jus pe
En pres
“RTS — Re
tion, le rendent musicien. Nous comprenons
et loin de nous en plaindre, il faudrait pinists
gauloise. ? 4
Tout le monde sait, hormis ceux qui la ré-
vertu. Dans sa haute destinée l’art doit être
| : 17 quelque chose d’analogue ; il devient une exci-. tation vers le beau dans les sentimentset dans
les choses. Il complète, pour ainsi dire, la pe
sée religieuse. L'homme veut être beau; i “4
MS
veut paraitre beau, moralement et physique- R
ment. Il croit ajouter à sa dignité en persil
sa personne selon son goût et sa fortune; il s’entoure de tout ce qui peut flatter ses yeux LA.
: son esprit; il orne ses monuments de statues, sa maisonde tableaux ;ils’enivre de musique:
L'idéal envahit tout. L'art, dit un idéologue,
Fa à x ï te. | si ce 4 | L'art est libre, par cela même sujet à des
s écarts pernicieux. L'artiste peut, selon son » cœur et son intelligence, idéaliser le bien RE . le mal, le vrai ou le faux, le laid ou le beau. … De tout temps les philosophes ont dénoncé les aberrations de l'idéal.
La faculté artistique devient cependant un :
puissant auxiliaire de civilisation lorsqu'elle est balancée par une faculté supérieure, par le jugement, la raison et surtout la jus- :
tice qui provoque dans le cœur les élans les plus généreux, dans le cerveau la pensée toujours la plus humaine. Cette propriété d'idéalisation a fait donner aux arts propre- ment dits le nom d’arés libéraux, les distin 5 guant ainsi des arts industriels ou méiérs ne dont l’utilité répond à des besoins purement matériels. Î