À MUSIQUE. DANS LANCE N
L'arts’est a toetl sousdifférentes La E
toujours en rapport intime avec le degré. dé
civilisation qui les a fait naître. Les architec=
tes, les statuaires et les peintres ont idéalisé
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ciales des temps au milieu desquels ils vis.
#2 les aspirations religieuses, politiques ou so si
que la civilisation progresse, qu’elle réalise.
qu'ait revêtu la poésie. Rien ne fait supposer | : Me 4
V. . notable ; rien de positif qui soit parvenu jusqu Es * nous, sauf quelques instruments dont la cons- … lruction indique assez qu’elle était encore à l’état rudimentaire. Les Grecs, comme tous Li : les peuples, avaient des airs de danse, des :
vaient. Un fait digne de remarque : à mesure …
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ses symboles, que la littérature devient de plus a
en plus rationnelle, l’art se subtilise. Il est la __ poésie pure; c'est la musique,dont l'essence es palpable est le mouvement, la sensibilité, la vie.
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La musique paraît être l’art favori des, so 4 ciétés modernes. C'est la forme la plus récente
qu'elle ait eu chez les Grecs un développement sa
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chants nationaux, des mélopées de toute sorte :
donnant le ton à la déclamation deleur poésie ;
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mais Le npionnsiont pas que, grâce à à
‘une savante théorie des sons, avec la mélodie et une grande variété de rythmes, on pour-.
rait un jourexprimer la plupart des sentiments ‘humains et charmer l'esprit par limitation de certains phénomènes de la nature, par la couleur locale, émanation idéale et sonore des temps ou des lieux vers lesquels le compositeur transporte la pensée. | La musiquetoutefois préoccupait les Grecs.
. Dans tous leurs livres il est question des divins inventeurs de la musique. Cet art, qu'ils ne connaissaient pas, qu'ils ne pouvaient pas
connaître, ils le pressentaient déjà. Ils étaient
encore trop amoureux de la forme proprement : dite; ils cherchaïent avant tout quelque chose qui parlät aux yeux. C’est pour cela que la | personne antique, ses dieux et ses héros at- teignirent le plus haut degré de beauté plasti- - que dans la statuaire, leur art de prédilection.
. Ce peuple, leplus artiste peut-être de tous les 4
. peuples, était aussi vivement impressionné par les sons d’une simple lyre. Les vibrations mystérieuses de cet instrument grossier réveillaient vaguement en lui le sentiment spi: ritualiste. Mais la reproduction des aspirations
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Ni D rnthdes à qui aatiant l'homme modeine a * qu'ignorait l’antiquité, aspirations dont la. source a sa double origine dans l'esprit et le “ cœur, et qu'aucune langue ne saurait traduire, la musique, en un mot, fut pour les Anciens
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un art divin, un art inconnu. k ; Avant d'atteindre la perfection, avant, dé. à - produire des chefs-d'œuvre, la musique a dû 4 subir les longs A à que nécessitent 4 toute invention, toute IATERS en voie de forma- tion. Il y avait, en outre, à créer ou à perfec= : no: tionner plusieurs familles d'instruments. Le ÿ sens de l’ouïe a des lois naturelles qu'il fallait | découvrir. Ces lois ne sont pas TS puisqu elles relèvent du sentiment et du goût. ns Leur PRNAIODTOME peut s'arrêter; Île god ne peut s'égarer selon le génie des peuples, Ce quon connaît de la musique des Orientaux, :
des Arabes, des Hindous et des Chinois, où À & offre un exemple. Le système musical de ces = nations diffère essentiellement du nôtre *: il &: IG été la conséquence de leur climat et de leurs © mœurs. Pour nous, il est barbare, etcen est
pas trop de témérité que d'affirmer la supério: rité de nos théories musicales en même pee À - que celle de la civilisation européenne.
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La mélodie est la forme la plus ancienne tr de l'idée musicale. Elle s’est spontanément ré velée dans les chants populaires. On peut la définir ainsi : un ensemble de phrases qui, assujetlies à un rythme particulier, ont un sens complet. Elle a un commencement, un à . milieu et une fin. En raison de son caractère déterminé, elle est peu susceptible de développements ; elle constitue en quelque sorte, à elle seule, un petit poème, En revanche, elle se prête à dés variations sans nombre, et tel compositeur qui passe pour avoir le génie mélodique ne fait souvent que varier 4 quelques thèmes primitifs.
La mélodie est donc une pensée complète, :
- achevée. Mais un morceau de musique ne peut se composer entièrement de mélodies, pas plus qu'un discours de pensées détachées, sans rapport entre elles. De même que le discours, il doit avoir ses phrases, ses pé-. riodes, ses repos, ses points d'arrêt, ses développements de toute sorte. Il est de toute
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à la mélodie et qui entravent la spontanéité de
l'idée. Les compositeurs, dans ce cas, em ploient une phrase brève, incidente, que nous
nommerons « fragment mélodique ». De la … réunion de ces fragments résultent quelque
= fois de longues périodes qui peuvent étre considérées comme des mélodies d’une cs pèce particulière, puisqu'elles peuvent avoir.
une couleur commune, une parenté d'expres-.
sion. Il n’est pas rare, comme on le verra plus
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loin, qu'un symphoniste compose de cette façon un morceau tout entier réalisant ainsi -
chant dans un poème épique. Le professeur
dit souvent à ses élèves : Chantez cette phrase. Gela signifie : Faites-en ressortir toute la sen=.
sibilité, toute la poésie que le compositeur n'a pu qu'indiquer imparfaitement par des |
# musicalement le sens que l’on attache au mot
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signes. L’idéal poétique, la sensibilité existent dans le fragment mélodique aussi bien
que dans la mélodie; il peut être également : inspiré, également chanté.
à LA MUSIQUE SACRÉE
: Les populations grecques et latines n’au- ‘ raient rien compris à notre musique. De longs siècles allaient s’écouler. Des idées … d'égalité, de justice et d'humanité, signalées & de loin en loin par des esprits supérieurs ; une mélancolie causée par des maux que l'antique Fafum ne pouvait ni expliquer ni . justifier, mélancolie que Virgile a le premier peut-être exprimée ; une civilisation plus hu- maine, une expérience plus grande de la vie, allaient développer dans l’homme des délica- . tesses de sentiment qui devaient donner essor à cette nouvelle et dernière incarnation de J'Art. Tous ces sentiments, toutes ces idées : 2 2 . jusqu'alors endormies dans les masses, firent explosion à l’avénement du fils de Marie. On JL . peut dire que le christianisme élargit le cœur humain. De tout temps la religion inspira les 4 arts dès leur début. La musique fut la pre mière à célébrer le nouveau culte par les | pompes de son langage séraphique. La prière, , le calme grandiose de l’éternité en opposition
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ca 51 10 furent Exprimés par Se tre seule pouvait le faire. L’instrument le plus - propre à chanter la prière fut aussi le premier. he, inventé. « Pépin le Bref reçut en 758, de ER cour de Constantinople, un orgue qui excita
l'enthousiasme par les sons qu’il faisait en- is : tendre, tour à tour aussi terribles que lé rous “ lement du tonnerre, aussi doux que la Iyre, aussi bruyants que les cymbales (1). »
La mélodie est trop arrêtée dans sa mn:
pour servir à l'expression de sentiments aussi vagues que le sentiment religieux. Les vieux
maîtres le comprirent instinctivement, La
mélodie pure ne se rencontre jamais dans
leurs œuvres.
Certains critiques déplorent la médiocrité
des compositions religieuses contemporaines, :
leur caractère trop mondain, trop drämatis
Fa que. La Foi, disent-ils, se retire de nous; la:
= Grâce nous abandonne! Si l'on devait juger de la sincérité de notre foi par la musique .
sacrée de notre temps, il faudrait bien con=. venir que là n’est pas le vrai tourment des
LR
sf:
(1) Histoire de France, par H. Bordier et E. cure fa