‹ L'Opération d'Alexander (Raccourcissement des ligaments ronds)Chapitre 37 sur 39 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — L'opération qui consiste à raccourcir les ligaments ronds pour guérir certaines déviations etcertains déplacements de l'utérus, est une opération rationnelle, parfaitement conforme aux données anatomiques et physiologiques de la cavité pelvienne et de la région ilio-inguinale.

IT. — Cette opération guérit les déviations et les déplacements de l’utérus en rétablissant la continuité de la cloison pelvienne, en amenant l'utérus en dehors du centre vers lequel convergent les forces qui gravitent sur cette cavité, et en rétablissant l’angle utéro-vaginal, qui doit être à peu près droit.

TT. — Le prolapsus complet ou incomplet de l'utérus peut être guéri par le raccourcissement des ligaments ronds, lorsqu'il n'a pas été rendu permanent par la production d’adhérences inflammatoires. |

IV. — Dans les cas de prolapsus de l'utérus, compliqués de cystocèle, de rectocèle et de prolapsus du vagin, le raccoureissement des ligaments ronds, combiné avec l'élytro-périnéorrbaphie, guérit le prolapsus de l'utérus et assure la guérison du prolapsus des autres-organes pelviens.

V. — La rétroversion de l'utérus à été guérie par l'opération d’Alexander chaque fois qu'on l’a faite sur des utérus

qui pouvaient être ramenés à leur position normale à l’aide de l’hystéromètre.

VI. — Pour guérir la rétroflexion, non compliquée d’adhérences de l'utérus, par le raccoureissement des ligaments ronds, il faut combattre la rétractilité du tissu anormal qui existe au niveau du sommet de l’angle de flexion.

VII. — L'opération d’Alexander améliore la position de l'utérus, mais n'améliore pas sa condition. Si l'utérus dévié présente quelque lésion de texture, il faudra continuer à traiter cette lésion après le redressement de l'organe, et on se trouvera pour le faire dans des conditions bien meilleures.

VIIT. — La chute des ovaires dans le cul-de-sac de Douglas peut-être guérie par le raccourcissement des ligaments ronds dans les cas rares où ces organes ne sont pas fixés par des adhérences.

IX. — Dans les cas qu'on a observés jusqu’à présent, de grossesse après l'opération d Alexander, cette opération n’a eu aucune influence fächeuse, ni sur la marche de Îa gestation, ni sur les phénomènes du travail.

X. — L'on ne doit traiter que les déviations ou les déplacements de l’utérus, qui apportent de la gène ou de la douleur dans l’accomplissement des fonctions du système utérin ou de l'économie en général.

Pour ce qui concerne les conclusions relatives au procédé opératoire, nous renvoyons au chapitre destiné à la description, et à l’analyse de chaque temps de l'opération.

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Il nous a paru superflu de poser des conclusions relatives à l'historique du procédé.

Nous devons cependant dire quelques mots d’un article paru récemment et dont les conclusions, à ce point de vue, ne nous semblent pas absolument exactes.

Nous poursuivions depuis longtemps déjà ce travail lorsque nous avons eu connaissance de celui que M. le docteur Doléris a commencé à publier dans le premier numéro des Nouvelles Archives d'obstétrique et de gynécologie. Nous ne voulons pas laisser passer inaperçues quelques erreurs, bien qu’elles soient très légères, dans lesquelles est tombé notre confrère en faisant l'historique de l'opération d’Alexander, seule partie de son travail publiée jusqu'ici. M. Doléris ne nous en voudra certes pas, car il sait mieux que. personne combien sont grandes nos obligations vis-à-vis de M. Alexander.

Nous sommes d'accord avec M. Doléris sur l’origine française de l'opération. « C’est un Français, dit-il qui la proposa et la discuta publiquement avec détails, en 1840. » Cela est vrai, c’est un français qui la proposa; mais nous ne possédons sur ce point aucun détail et nous croyons que M. Doléris n’en n'a pas plus que nous, car s’il eût connu ces détails il ne les aurait sans doute pas passés sous silence dans son article des Nouvelles Archives.

M. Doléris est dans l'erreur lorsqu'il dit qu'Alexander ne publia le résultat de sa première opération de: raccourcissement des ligaments ronds que 13 mois après l'opération. Il suffit à notre collègue de consulter le Medical Times and Gazette de 1882 à la page 327, pour se convaincre que le 1 avril 1882, c'est-à-dire 3 mois et demi après sa première opération, le docteur Alexander publia les quatre premières

observations de malades sur lesquelles il avait pratiqué le raccourcissement des ligaments ronds.

Si les choses s'étaient passées comme le dit M. Doléris, nous ne comprendrions pas pourquoi il attribuerait la priorité dans la publication comme dans la pratique de l'opération, au docteur Alexander, et non pas au docteur J: A: Adams, car M. Doléris nous dit, et nous sommes d'accord avec lui sur ce pont, que le docteur Adams fit sa première publication sur le raccoürcissement des ligaments ronds, le 2 juin 1882, c'est- : à-dire sept mois avant Alexander d’après M. Doléris.

Il est inutile d’ailleurs de discuter longuement sur ces détails etil nous suffira de rétablir les faits à l’aide des documents que nous possédons. Ces faits, les voici :

L°. — 14 décembre 1881, première opération d’Alexander, sur une femme atteinte de prolapsus, ‘et que l’élytrorrhaphie, faite par Alexander lui-même, n'avait pas réussi à soulager.

2°.— 1° avril 1882. — Publication par Alexander de ses 4 premières opérations de raccourcissements des ligaments ronds (Medic. Times and Gazet p., 327). Ellene date donc pas du mois de janvier 1883 comme parait le croire M. Do-

léris.

3°. — février 1882. — Première opération d'Adams sur le vivant.

4°. — 1° juin 1882. — Publication de cette opération. Insuccès causé par l'existence d’adhérences pelviennes (Glasgow med. Journ. page #37).

suivie re succès. hier pr La v Me Journ. 1884, p., 1241). | En. “établissant ces duelques erreurs LL cm

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