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Loco cilalo

3. Propres médical , Paris, 27 mai 1876, 4° année, n° 22, p. 406-407.

L'OPÉIl ATION DU TRÉPAN

d'articulation (aphémie, alalic). — Le sujet comprend le langage parlé, lit, écrit, mais ne peut parler : tiers postérieur de la troisième circonvolution frontale gauche (P. Broca). Chez les gauchers, ce centre est situé à droite.

b. A graphie. — Le sujet parle, entend, lit, peut copier un mot comme un dessin, mais ne sait, écrire. Ce centre se trouve au-dessus du précédent, dans le pied de la deuxième circonvolution frontale gauche, se1 on Exner. D’après Hun, il siégerait dans le gyrus angulaire ou lobule du pli courbe.

Ces deux .centres sont voisins de ceux delà langue et des bras.

c. Cécité verbale. — Le malade entend, comprend le langage parlé, s’exprime bien, il peut écrire, mais ne peut lire : tiers antérieur de la deuxième circonvolution pariétale gauche (lobule pariétal inférieur) ; lobule pariétal inférieur et pli courbe, selon J. Charcot; pli courbe, d’après Déjerine1.

d. Surdité verbale. — Le sujet parle, entend, lit, écrit, mais ne comprend pas ; il a perdu la mémoire des sons de la parole : parties moyenne et postérieure de la première circonvolution temporale gauche.

9° Région sensitive de l’écorce cérébrale. — La région sensitive semble correspondre à la partie postérieure du cerveau. En avant, on fait arriver habituellement ses limites jusqu’au contact de

1. Société de biologie, 21 mars 1891 (La Semaine médicale, Paris, 1891, p. 112).

TOPOGRAPHIE CRANIO-ENCÉPHALIQUE

la région motrice, c’est-à-dire jusqu’à la pariétale ascendante. Pour J. Ballet, elles iraient jusqu’au pied des circonvolutions frontales, la région sensitive engloberait donc la zone motrice; mais les circonvolutions postérieures seraient purement sensitives.

C. L. Dana1 2, de New-York, accorde le même siège aux centres moteurs et sensitifs.

Parmi les centres sensitifs, les seuls qui nous intéressent au point de vue chirurgical sont le centre visuel et le centre auditif , ce sont d’ailleurs les seuls sur lesquels l’accord des physiologistes paraît vouloir se faire.

Le centre visuel, d’après David Ferrier5, serait sous la circonvolution du pli courbe. Hermann Munk le recula dans le lobe occipital3 4.

Après des expériences définitives, Ferrier et Yeo ont admis que ce centre était dans le pli courbe et le lobe occipital. La destruction de ces régions des deux côtés donnerait une cécité complète et permanente *.

Le centre auditif , d’après Ferrier, siégerait à la partie moyenne de la circonvolution temporosphénoïdale supérieure. Pour Luciani et Munk, il s’étendrait à tout le lobe temporal.

1. The cortical localizalion of culaneoas sensations ( Boston medic. and sarg. Journ., 4 octobre 1888, vol. CXIX, n° 14, p. 329).

2. Dritish medic. Journ., London, 2G avril 1873, vol. I, p. 457.

3. H. Munk, Wei/ere Mittheilungen zur Physiologie der Grosshirnrinde ( Arch . für Anatomie und Physiologie, Leipzig 1878, s. 163, 178).

4. Consulter sur ce point controversé : N. Vialet, Les centres

cérébraux de la vision, etc., thèse de Paris, 1893.

Topographie crânio-encéphalique.

Rapports anatomiques du crâne et de l’encéphale.

1 a Leur et, Gratiolet (1854-1857) semblent avoir eu, les premiers, l’idée de rechercher les connexions du cerveau avec le crâne1 2. Malheureusement pour arriver à ce but leur procédé a donné des résul Lais absolument erronés : il consistait à couler du plâtre dans la boite crânienne et à tracer sur le moulage ainsi obtenu les scissures cl les sutures en prenant des mesures sur le cerveau préalablement enlevé.

2° P. Broca (1801) a eu recours au procédé des fiches-. 11 enfonça des chevilles de bois dans la substance cérébrale par des trous de vrille pratiqués en des points déterminés du crâne et put établir ainsi les rapports réels de quelques-uns des sillons avec les sutures.

3° Bischoff( 1868) employa la même méthode3; mais au lieu cle.se servir de chevilles en bois, il prit des chevilles en fer.

4° F. Heftler, de Saint-Pétersbourg (1873), à l’instigation de son maître, le professeur Landzert, institua un procédé assez compliqué, mais fort ingénieux, consistant essentiellement à superposer sur une même figure plane trois dessins faits successivement, en grandeur naturelle, à

1. Analomic comparée du système nerveux, Paris, 1857, t. II, pp. 115-124.

2. Sur la topographie crânio-cérébrale ( Revue d’anthropologie, Paris, 1876, t. V, p. 193).

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