‹ L'opération du trépanChapitre 62 sur 114 · DÉTERMINATION DE L’ARTÈRE MÉNINGÉE MOYENNE · texte numérisé non relu

DÉTERMINATION DE L’ARTÈRE MÉNINGÉE MOYENNE

6° Détermination de l’artère méningée moyenne. — a. Considérations anatomiques. — L’artère méningée moyenne, dite encore sphéno-épincuse, après son entrée dans la cavité crânienne par le trou petit rond, se porte presque horizontalement en avant et en dehors, traversant ainsi l’étage moyen de la hase du crâne, où son tracé est facile à suivre, grâce au sillon qu’elle creuse dans le temporal et la grande aile du sphénoïde. C’est vers la partie moyenne de cette fosse qu’elle se bifurque en branches antérieure et postérieure.

La branche antérieure, la seule qui intéresse le chirurgien, est en avant du sillon de Rolando, à quelques millimètres en avant de la branche verticale de la scissure de Sylvius. Elle gagne l’extrémité externe de la petite aile du sphénoïde, puis le sillon ou le canal que lui olfre l’angle du pariétal ; vers ce point elle émet un rameau postérieur important. La situation de l’artère en cet endroit est utile à préciser : tantôt elle entre en contact avec la suture fronto-pariétale, plus souvent elle s’en éloigne de 5, 10 et jusqu’à 13 millimètres; en moyenc elle est à 5 millimètres en arrière de la suture coronale ’.

|3. Considérations cliniques. — D’après Malgaigne , l’artère méningée moyenne se trouverait sous l’angle antérieur et inférieur du pariétal1 2 ;

1. Gérard Marchant, Considérations cliniques anatomiques expérimentales et t/iérapeuliques sur les ruptures de l’artère méningée moyenne {Revue mensuelle de méd. et de chir., Paris 1880, p. 200 et 295).

2. J.-F. Malgaigne, Manuel de médecine opératoire, Paris, 1837, p. 220, et 9° édition, 2® partie, 1889, p. 7.

c’est donc en ce point qu’on doit appliquer la couronne de trépan si on veut lier cette artère.

Jacobson conseille de 1 appliquer à environ 5 centimètres en arrière et 12 millimètres audessus de l’apophyse orbitaire externe.

VoyV cherche l’artère à l’intersection de deux lignes: une horizontale, située à deux travers de doigt au-dessus de l’arcade zygomatique, et une

autre verticale passant à un travers de pouce en arrière de la branche montante du malaire. Elle répond assez exactement au point de réunion des sutures sphéno-temporale et sphéno-pariélale (fig. 136).

P. Poirier conseille d’élever une perpendiculaire sur l’apophyse zygomatique à égale distance du bord postérieur de l’apophyse montante du malaire et du conduit auditif, et de prendre 5 centimètres audessus de l’apophyse zygomatique sur la perpendiculaire ; ce procédé lui aurait réussi sur trente cadavres1 2.

1. Beitrag zur si/mptomatik und Iherapeulik Complicité)' Sc/uidelverletzungen ( Deutsche Zeitschrift fiir Chirurgie, Leipzig, 1872, Bd. Il, s. 168-184).

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