‹ L'Ophtalmie Sympathique et la GuerreChapitre 8 sur 16 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il existe des consignes précises, dans le règlement äu service de Santé militaire français, pour la classification des blessés par ordre d'urgence. C’est ainsi que les hémorragies, les blessés du thorax sont à évacuer d'extrême urgence ; les fractures ouvertes sont considérées comme blessures de première ur- SenCeretC.

A notre connaissance, il n’existe aucune consigne spéciale pour les blessés des yeux, sinon qu’ils doivent être dirigés vers un centre de spécialités.

C’est là, croyons-nous, une lacune regrettable.

Et notre étude consistera justement à insister sur certaines conséquences graves que peut avoir cet oubli. Nous disons certaines seulement, car ce n’est pas la statistique de tous les blessés des yeux, en général, que nous voulons examiner, mais seulement les cas qui peuvent se compliquer d’ophtalmie sympathique.

De tout ce domaine si vaste de l’ophtalmologie en temps de guerre, ce n’est, on le voit, qu’un point très précis qui sera étudié ici.

Non le moindre cependant, puisque, d’une part,

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l’ophtalmie sypmathique fut, de 1914 à 1918, une hantise pour les chirurgiens de guerre et que, d'autre part, c’est peut-être l'affection où le rôle de la prophylaxie rapide et éclairée a le plus d'action sur l’avenir fonctionnel du blessé.

Il ne faut pas attendre de nous des méthodes inédites de traitement curatif, pas davantage des théories nouvelles sur la pathogénie déjà si discutée de lophtalmie sympathique.

Notre seul but sera de tirer un enseignement de la guerre 1914-1918 et d'envisager l’organisation capable de faire disparaître l’ophtalmie sympathique des statistiques de la nouvelle guerre.

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